Lagardère demande le réexamen du projet EADS/BAE

lundi 1 octobre 2012 10h48
 

PARIS (Reuters) - Lagardère a estimé lundi que le projet de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems n'était pas créateur de valeur pour le groupe européen d'aéronautique et de défense dont il est actionnaire, et a demandé son réexamen.

Lagardère, dans un communiqué, juge "insatisfaisantes" les conditions de rapprochement des deux entreprises et demande qu'il soit réexaminé "en prenant mieux en compte l'ensemble des intérêts de l'actionnariat français de contrôle d'EADS".

"Ce projet, en dépit du potentiel industriel et stratégique qui lui est prêté, n'a pas démontré à ce jour qu'il était créateur de valeur pour EADS", poursuit Lagardère, qui détient 7,5% d'EADS.

Un porte-parole d'EADS s'est refusé à tout commentaire.

"C'est une assez bonne nouvelle pour EADS, qui met un peu plus de pression sur les modalités de la fusion afin de correctement estimer les intérêts des actionnaires d'EADS", commente un arbitragiste.

"La nouvelle est également excellente pour Daimler. Cependant, ceci pourrait retarder l'accord étant donné que la parité et les conditions pourraient être renégociés", ajoute-t-il.

Daimler détient 15% du capital d'EADS et 22,28% des droits de vote.

A 10h40, l'action EADS montait de 1,46% à 25,025 euros, tandis que le titre Lagardère limitait sa hausse à 0,05% (21,265 euros).

Dans une tribune publiée lundi dans la presse, les dirigeants d'EADS et BAE Systems s'efforcent de rassurer les investisseurs sur les avantages de leur projet de fusion à 35 milliards d'euros.   Suite...

 
<p>Lagard&egrave;re a estim&eacute; lundi que le projet de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems n'&eacute;tait pas cr&eacute;ateur de valeur pour le groupe europ&eacute;en d'a&eacute;ronautique et de d&eacute;fense et a demand&eacute; qu'il soit r&eacute;examin&eacute;. /Photos d'archives/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>