Les patrons de BAE et EADS défendent le projet de fusion

dimanche 30 septembre 2012 23h28
 

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Les patrons d'EADS et BAE Systems cherchent à rassurer les investisseurs sur les avantages de leur projet de fusion à 35 milliards d'euros contre les "mythes et idées reçues" sur la création d'un géant européen de la défense.

Les présidents exécutifs des deux groupes, Ian King (BAE) et Tom Enders (EADS), écrivent dans une tribune à paraître lundi dans trois journaux que "ce regroupement serait le fruit d'une occasion à saisir et non d'une nécessité" car les deux groupes sont "deux entreprises solides".

"Avec le soutien et la volonté politique nécessaires, la détermination des managers et une gouvernance adéquate, BAE Systems et EADS sont en mesure de créer un ensemble plus important que la somme des deux groupes", poursuivent-ils dans ce texte publié sur le site internet du Monde.

L'action EADS a perdu 17% depuis les premières rumeurs de négociations le 12 septembre. Le cours de l'action BAE, après avoir baissé, a retrouvé son niveau antérieur.

Certains analystes ont jugé que les deux groupes européens étaient contraints de se regrouper en raison de la forte diminution des budgets de défense et critiqué ce qu'ils pensent être un manque de synergies, les bénéfices en termes de coût et de chiffre d'affaires généralement visés lors d'une fusion.

Les deux patrons écrivent que la nouvelle entité, qui serait la première société mondiale d'aéronautique et de défense, serait mieux à même de faire face aux cycles de la demande dans l'aviation civile et des budgets de défense.

"La raison qui sous-tend cette opération est la croissance et non les restrictions", disent-ils.

STRATÉGIE COMMUNE PARIS-BERLIN ?

Ian King et Tom Enders proposent également "de remplacer les accords avec les actionnaires qui donnent actuellement à Daimler, Lagardère et l'Etat français un contrôle conjoint d'EADS".   Suite...

 
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