Londres propose d'améliorer le Libor, pas de le remplacer

vendredi 28 septembre 2012 12h25
 

par Huw Jones

LONDRES (Reuters) - L'autorité britannique des services financiers (FSA) présente vendredi un projet en 10 points visant à améliorer le Libor, sans aller jusqu'à la suppression de ce taux interbancaire de référence au coeur d'un scandale de manipulation des cours.

Son directeur Martin Wheatley reconnaît les problèmes que pose les taux du Libor (London interbank offered rates), mais juge qu'ils sont trop ancrés dans le système financier pour les remplacer.

Il n'y a pas d'alternative pour le moment et tout passage à un nouveau taux de référence serait difficile, estime-t-il.

"Le système est cassé et a besoin d'être complètement remanié", déclare Martin Wheatley, dans un discours publié à l'avance.

Mais à plus long terme, il faudrait que les acteurs des marchés financiers examinent la possibilité d'utiliser d'autres taux de référence, ajoute-t-il.

Ce projet représente la première tentative des régulateurs britanniques pour tenter de rétablir la confiance dans le Libor, qui a perdu de sa crédibilité après la découverte d'une manipulation par Barclays et d'autres banques.

Toutefois, le directeur du FSA est confronté d'un côté à ceux qui réclament une réforme rapide du taux interbancaire et de l'autre à la pression des professionnels qui résistent à toute transformation radicale du système.

Le projet de réforme comprend notamment la mise en place d'un audit des banques qui contribuent au calcul du Libor afin de s'assurer qu'elles ne donneront pas des taux falsifiés dans le but de tirer partie de leurs positions sur le marché.   Suite...

 
<p>Martin Wheatley, le directeur du FSA, l'autorit&eacute; britannique des services financiers. Le gendarme fiancier britannique pr&eacute;sente vendredi un projet en 10 points visant &agrave; am&eacute;liorer le Libor, sans aller jusqu'&agrave; la suppression de ce taux interbancaire de r&eacute;f&eacute;rence au coeur d'un scandale de manipulation des cours. /Photo prise le 5 septembre 2012/REUTERS/Simon Newman</p>