La stagnation de l'économie française au 2e trimestre confirmée

vendredi 28 septembre 2012 11h38
 

PARIS (Reuters) - La confirmation de la stagnation de l'économie française au deuxième trimestre et le recul de la consommation des ménages durant l'été fragilisent l'objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013, inscrit dans le projet de loi de finances présenté ce vendredi en conseil des ministres.

Le ministre de l'Économie a toutefois défendu l'hypothèse de croissance retenue pour la préparation du projet de budget, jugeant une hausse d'au moins 0,8% de l'activité possible si l'Europe sort de la crise de l'euro et retrouve de la stabilité.

"J'ai la certitude que si l'Europe se stabilise, que si l'Europe retrouve son élan, alors nous allons faire ces 0,8%, et plus", a dit Pierre Moscovici sur Europe 1 à quelques heures de la présentation du projet de loi de finances pour 2013.

L'économie française a stagné pour le troisième trimestre consécutif sur la période avril-juin, selon les résultats définitifs des comptes nationaux trimestriels publiés par l'Insee. L'institut a confirmé une croissance de 0,0% du produit intérieur brut sur le deuxième trimestre 2012, analogue à celle des deux trimestres précédents.

L'acquis de croissance pour 2012, à savoir la performance de l'économie française sur l'ensemble de l'année si l'évolution du PIB restait nulle sur les six derniers mois, a de même été confirmé à +0,2%, niveau inchangé par rapport à fin mars.

La contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance du deuxième trimestre est également confirmée à +0,1 point, de même que celle de la variation des stocks à +0,3 point. En revanche, la contribution du commerce extérieur a été révisée en très légère hausse (-0,4 point au lieu de -0,5 en première estimation).

L'investissement des entreprises non financières, qui avait chuté en début d'année, s'est redressé à +0,6% (contre +07% annoncé précédemment), de même que celui des administrations publiques à +0,9%.

Le taux de marge des entreprises s'est légèrement redressé à 16,4% (+0,4 point), grâce essentiellement à un bond de 0,8% de leur valeur ajoutée à la faveur d'un recul du prix des consommations intermédiaires.

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<p>L'Insee confirme une croissance de 0,0% du produit int&eacute;rieur brut de la France sur le deuxi&egrave;me trimestre 2012, analogue &agrave; celle des deux trimestres pr&eacute;c&eacute;dents. /Photo d'archives/REUTERS</p>