Doutes sur une prolongation des discussions EADS/BAE

jeudi 27 septembre 2012 21h02
 

par Tim Hepher

NICOSIE/PARIS (Reuters) - Même si les autorités politiques les prient de prendre davantage de temps pour conclure leur rapprochement, il semble peu probable à ce stade qu'EADS et BAE prolongent les négociations au-delà de la date limite du 10 octobre.

Le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maiziere, s'est joint jeudi aux appels de Paris pour plaider en faveur d'une poursuite des discussions entre le géant européen et le groupe de défense britannique alors que des divergences semblent se faire jour entre la France et l'Allemagne.

"Il nous faudra peut-être plus de temps. Tout dépend des réponses qui vont être apportées à nos questions et je pense donc qu'il nous faudra plus de temps", a-t-il dit à des journalistes à Nicosie.

Le ministre a ajouté s'être entretenu mercredi soir du dossier avec ses homologues français et britannique en marge d'une réunion des ministres européens de la Défense à Chypre.

De source gouvernementale française, on doute qu'un projet précis soit défini dans les temps impartis en raison de la complexité des enjeux à l'oeuvre, notamment au regard de la localisation des sites industriels et des emplois, du contrôle des activités nucléaires et des produits de défense à l'attention du marché américain.

Les Etats-Unis, l'Espagne et l'Arabie saoudite pourraient également poser des conditions préalables à l'opération.

Dans une interview à paraître vendredi dans les Echos, le PDG d'Airbus, Fabrice Brégier, souligne que la date du 10 octobre pour présenter le projet de fusion doit être respectée, compte tenu de la "pression des marchés et des clients."

"L'échéance du 10 octobre peut sembler rapide mais c'est absolument nécessaire compte tenu de l'environnement", explique-t-il, alors que le cours de Bourse d'EADS est sanctionné depuis l'annonce du projet avec BAE, le 12 septembre.   Suite...

 
<p>L'Eurofighter Typhoon de BAE systems et les Airbus A380 et A320 de la filiale d'EADS. M&ecirc;me si les autorit&eacute;s politiques les prient de prendre davantage de temps pour conclure leur rapprochement, il semble peu probable &agrave; ce stade qu'EADS et BAE prolongent les n&eacute;gociations au-del&agrave; de la date limite du 10 octobre. /Photo prise le 10 juillet 2012/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>