Florange menacé, inquiétudes pour la compétitivité

jeudi 27 septembre 2012 11h56
 

PARIS (Reuters) - Redoutée de longue date, la fermeture des hauts fourneaux de Florange (Moselle), qui semble se préciser, ouvre une nouvelle brèche sur le front social pour le gouvernement au moment où le cap des trois millions de chômeurs vient d'être franchi en France métropolitaine pour la première fois depuis 1999.

Les informations faisant état de négociations entre les pouvoirs publics et ArcelorMittal, le propriétaire du site, coïncident aussi avec de nouveaux appels en faveur d'une plus grande compétitivité de l'industrie française qui passerait par des baisses de charge.

En première ligne ces dernières semaines sur les plans sociaux de grands groupes comme PSA Peugeot Citroën et Sanofi ou le dossier de la raffinerie Petroplus, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, était attendu jeudi après-midi à Florange pour faire le point de la situation.

Son ministère a confirmé que des discussions étaient en cours avec ArcelorMittal "pour garantir l'avenir industriel de la totalité du site" qui, outre deux hauts fourneaux et une aciérie, comprend des installations de traitement de l'acier.

Mais il s'est refusé à commenter les informations de Libération selon lesquelles l'Etat, anticipant une loi en ce sens promise par François Hollande lors de sa campagne présidentielle, voulait obtenir la cession des hauts fourneaux pour leur trouver un repreneur.

Les deux hauts fourneaux de Florange sont à l'arrêt depuis juin et octobre 2011, ArcelorMittal invoquant la faiblesse de la demande d'acier en Europe qui l'a déjà conduit à cesser ses investissements sur autre site du Vieux Continent, celui de Liège (Belgique), qui semble condamné.

Interrogé sur Europe 1, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, a pressé le gouvernement de prendre rapidement des mesures en faveur de la compétitivité de l'économie sans attendre les résultats des rapports qu'il a commandés sur le sujet ou des négociations engagées par les partenaires sociaux.

FAIRE MIEUX, FAIRE PLUS

"Je note que la décision de Mittal arrive après que François Hollande a retaxé les heures supplémentaires et supprimé la fiscalité anti-délocalisation que nous avions mise en place", a-t-il dit. "Le véritable sujet, c'est notre compétitivité."   Suite...