Wall Street affecté en clôture par les craintes sur la zone euro

mercredi 26 septembre 2012 22h32
 

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé recul modéré mercredi, sous le coup, comme les Bourses européennes, d'une brutale résurgence des craintes concernant la crise de la dette de la zone euro, craintes qui ont conduit les investisseurs à prendre une partie de leurs bénéfices en cette fin de troisième trimestre.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,33, soit 44,04 points, à 13.413,51. Le S&P-500, plus large, a perdu 8,27 points, soit 0,57%, à 1.433,32. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 24,03 points (-0,77%) à 3.093,70.

Depuis le début du troisième trimestre, porté par les anticipations d'un nouveau plan de soutien de la Réserve fédérale - qui a été annoncé le 13 septembre, le S&P a gagné plus de 5%. Sur septembre, moins traditionnellement peu porteur pour le marché actions, la hausse est de près de 2%.

Depuis l'annonce du programme de soutien à l'économie américaine de la Fed, qui avait été précédé une semaine auparavant par celle des projets de la Banque centrale européenne (BCE) pour la zone, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, a perdu 1,4%.

De violentes manifestations contre l'austérité en Espagne et une journée de grève nationale en Grèce ont été les facteurs du retour des craintes d'une aggravation de la crise de la dette en Europe.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a lui-même pris le risque d'envoyer un signal négatif aux marchés en déclarant au Wall Street Journal qu'il ne se résoudrait à demander un plan de sauvetage que si les coûts d'emprunt de Madrid devaient rester durablement élevés.

L'Espagne, dont le produit intérieur brut a poursuivi sa forte contraction au troisième trimestre, pourrait au final ne pas avoir le choix.

D'autant que trois pays - Allemagne, Pays-Bas et Finlande - ont publié un communiqué commun qui semble remettre en question le principe convenu au sommet européen de Bruxelles d'une recapitalisation directe des banques en difficulté, donc le plan d'aide de 100 milliards d'euros accordé aux banques espagnoles.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>