Chute des Bourses européennes en clôture

mercredi 26 septembre 2012 19h10
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont subi mercredi leur plus forte baisse depuis deux mois, dans la crainte d'un réveil brutal de la crise de la dette dans la zone euro.

À Paris, le CAC 40 a lâché 98,97 points (2,82%) à 3.414,84, terminant à son plus bas du jour et accusant sa plus forte baisse depuis le 23 juillet. Le Dax à Francfort a perdu 2,0% et le FTSE à Londres 1,56%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 a chuté de 2,72%, sa plus forte baisse depuis le début août.

Les pertes sont encore plus notables pour la Bourse de Milan, qui a lâché 3,29%, et Madrid, qui abandonné 3,92%.

De violentes manifestations contre l'austérité en Espagne et une journée de grève nationale en Grèce ont ravivé les craintes d'une aggravation de la crise de la dette en Europe.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a lui-même pris le risque d'envoyer un signal négatif aux marchés en déclarant au Wall Street Journal qu'il ne se résoudrait à demander un plan de sauvetage que si les coûts d'emprunt de Madrid devaient rester durablement élevés.

L'Espagne, dont le produit intérieur brut a poursuivi sa forte contraction au troisième trimestre, pourrait au final ne pas avoir le choix. D'autant que trois pays - Allemagne, Pays-Bas et Finlande - ont publié un communiqué commun qui semble remettre en question le principe convenu au sommet européen de Bruxelles d'une recapitalisation directe des banques en difficulté, donc le plan d'aide de 100 milliards d'euros accordé aux banques espagnoles.

Confronté à une grève générale ce mercredi, le gouvernement grec a de son côté finalisé ses dernières mesures d'austérité qui doivent lui permettre d'économiser près de 12 milliards d'euros et satisfaire ainsi ses créanciers internationaux.

La crise n'épargne pas la France, comme l'illustre la hausse du chômage en août et la baisse de la confiance des ménages en septembre et .

Les mauvaises nouvelles sur le front des indicateurs ont pesé sur les valeurs les plus sensibles au cycle économique - l'indice sectoriel paneuropéen de l'automobile a cédé 3,03% et celui des ressources de base 2,45% - mais ce sont les financières, en baisse de 3,57%, qui ont le plus souffert en raison de la résurgence de la crise de la dette.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>