FMI et UE divergent sensiblement sur la Grèce

mercredi 26 septembre 2012 17h30
 

par Dina Kyriakidou et Lesley Wroughton

ATHENES/WASHINGTON (Reuters) - Les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce divergent sensiblement quant aux moyens à adopter pour résoudre la crise de la dette de ce pays, le FMI exigeant notamment que les pays de l'UE inscrivent une décote sur la dette grecque qu'ils détiennent à l'image de ce qu'ont accepté bon gré mal gré les créanciers privés.

Des responsables grecs et de la "troika" - Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne - ont dit à Reuters que la tension était montée d'un cran dans la mesure où le FMI se faisait plus exigeant.

"L'Europe veut plus de temps pour voir ce qui se passera avec l'Espagne et l'Italie, peut-être même après les élections allemandes de 2013", a dit un haut fonctionnaire grec. "Le FMI veut que l'Europe présente sur le champ une solution globale à ses problèmes".

Le FMI considère qu'une restructuration de la dette grecque est désormais essentielle pour qu'Athènes atteigne ses objectifs, bien que des responsables de l'institution internationale disent qu'aucune proposition formelle n'ait encore été faite.

Mais confrontés à une opinion publique échaudée par les plans d'austérité et incertains de ce que le sauvetage de poids lourds de la zone euro tels que l'Espagne et l'Italie pourrait coûter, les gouvernements européens ne goûtent pas la proposition du FMI.

"Le problème ne se situe pas entre le FMI et Athènes, mais entre le FMI et l'Union européenne (UE)", a ajouté le haut fonctionnaire grec. Un point de vue confirmé par des sources proches de Bruxelles et de l'institution de Washington.

UNE PATIENCE MISE À L'EPREUVE

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble, dont le propre gouvernement doute de la détermination de la Grèce à tailler dans les dépenses publiques et à augmenter les impôts, s'est exceptionnellement exprimé en public sur les craintes du FMI la semaine dernière.   Suite...

 
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