Paris veut rester au capital d'EADS et garder une influence

mercredi 26 septembre 2012 18h18
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - La France veut rester au capital d'EADS et garder une capacité d'influence au sein de cette entreprise, au coeur d'un projet de fusion avec BAE Systems, a-t-on appris mercredi de source gouvernementale française.

"La France souhaite rester au capital d'EADS. Nous souhaitons garder une influence sur les principales décisions", a déclaré cette source à Reuters.

"On peut imaginer plusieurs formules possibles" à propos de la participation française au capital et au conseil d'administration de la nouvelle entité, a ajouté cette source, qui a souhaité rester anonyme.

Selon un député Vert allemand ayant rencontré le patron d'EADS, Tom Enders, la question même de la faisabilité du projet est posée par le gouvernement allemand, au terme de plusieurs semaines d'intenses négociations aux niveaux industriel et gouvernemental.

"Le débat existe en Allemagne, il suffit de lire la presse", a dit à ce sujet la source française. "Mais à notre connaissance, aucune décision, ni positive, ni négative, n'a été prise".

Selon la législation britannique sur les fusions et acquisitions, EADS et BAE ont jusqu'au 10 octobre pour définir un projet détaillé de fusion mais les rumeurs de prolongation se font de plus en plus pressantes.

Paris juge pour sa part "courte" cette échéance "compte tenu de la complexité des choses qui sont sur la table, mais il faut demander aux entreprises", a-t-on ajouté de même source.

La France est actuellement actionnaire d'EADS à hauteur de 15%.   Suite...