Londres face au défi de rétablir la confiance envers le Libor

mercredi 26 septembre 2012 15h15
 

par Huw Jones

LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni proposera sans doute vendredi que le Libor soit rattaché à des transactions réelles et que l'Association des banques britanniques (BBA) perde son rôle de supervision, ceci pour tenter de rétablir la confiance dans ce taux interbancaire de référence au coeur d'un scandale de manipulation des cours.

Selon des sources sur le marché des dérivés et dans les secteurs de la banque et de la gestion d'actifs, l'autorité britannique des services financiers (Financial services Authority, FSA) est confrontée à un défi de taille et devra réussir un subtil équilibre pour rétablir la confiance dans le Libor (London interbank offered rate), qui a été manipulé par Barclays et d'autres banques.

Une amende record de 290 millions de livres a été infligée en juin à Barclays. Des enquêtes sont en cours au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Royal Bank of Scotland devrait prochainement conclure un accord à l'amiable dans cette affaire, pense-t-on.

Martin Wheatley, le directeur de la FSA, est confronté d'un côté à ceux qui réclament à une réforme rapide du Libor et de l'autre à la pression des professionnels qui résistent à toute transformation radicale du système.

La BBA a dit qu'elle soutiendrait toute recommandation de Martin Wheatley en faveur d'un transfert de responsabilité. Le gouvernement devrait inclure certaines des propositions de Wheatley dans une législation financière, actuellement en cours de finalisation au Parlement.

La BBA est chargée du calcul du Libor depuis 1986, ainsi que d'une série de 150 taux dans diverses devises et échéances, qui servent de base à la fixation des prix de contrats financiers représentant un marché de 350.000 milliards de dollars (272.230 milliards d'euros) dans le monde, allant des crédits immobiliers aux crédits à la consommation.

JUSQU'OÙ ET A QUEL RYTHME?

Le calcul du Libor s'opère à partir des cotations données par un panel de banques, soit des taux auxquels elles estiment pouvoir emprunter auprès de leurs pairs.   Suite...

 
<p>Martin Wheatley, directeur de l'autorit&eacute; britannique des services financiers (Financial services Authority, FSA). Le Royaume-Uni proposera sans doute vendredi que le Libor soit rattach&eacute; &agrave; des transactions r&eacute;elles et que l'Association des banques britanniques (BBA) perde son r&ocirc;le de supervision, ceci pour tenter de r&eacute;tablir la confiance dans ce taux interbancaire de r&eacute;f&eacute;rence au coeur d'un scandale de manipulation des cours. /Photo prise le 5 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Simon Newman</p>