Les taux d'intérêt, un gisement d'économies pour l'Etat

mardi 25 septembre 2012 14h45
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Malgré la perte de son triple A, une gestion de ses finances publiques jugée discutable, la France a bénéficié cette année de conditions de financement exceptionnellement favorables sur le marché de la dette souveraine. Cette lune de miel va-t-elle durer?

A trois jours de la présentation du projet de budget 2013, la question se pose avec d'autant plus d'acuité que la majorité se divise sur ces questions à l'occasion de la ratification du nouveau traité budgétaire européen.

Le taux d'intérêt moyen payé par la France lors de ses émissions mensuelles de dette à moyen et long terme (toutes maturités confondues), est tombé à un plus bas record de 1,98% en cette fin septembre, selon les données de l'Agence France Trésor qui gère la dette de l'Etat.

Ce taux représente 0,55 point de pourcentage de moins que le précédent record en année pleine (2,53% en 2010) et 0,16 point de moins que les 2,14% payés en moyenne au premier semestre 2012.

Selon les derniers chiffres officiels connus, la France a déjà réalisé 1,4 milliard d'euros d'économies sur la charge de sa dette et ce montant va très probablement s'accroître d'ici à la fin de l'année si le taux moyen se maintient au niveau actuel, ou se détend davantage encore.

Les lois de finances rectificatives de mars et de juillet derniers ont chacune réduit la charge de la dette de 700 millions d'euros, la ramenant ainsi de 48,8 milliards en loi de finances initiale, adoptée en décembre, à 47,4 milliards début juillet.

Selon Les Echos, le projet de budget 2013 devrait prévoir une charge de la dette de l'ordre de 47 milliards d'euros.

Pour sa dette court terme, la France bénéficie comme l'Allemagne de taux d'intérêt négatifs. Lors de la dernière adjudication de bons du Trésor (BTF) lundi, le taux à trois mois est ressorti à -0,016%.   Suite...

 
<p>A trois jours de la pr&eacute;sentation du projet de budget 2013, la question se pose de savoir si la France pourra continuer de b&eacute;n&eacute;ficier de conditions de financement aussi favorables sur le march&eacute; de la dette souveraine. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>