Sanofi supprimera 900 postes en France, moins que prévu

mardi 25 septembre 2012 17h44
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Sanofi a annoncé mardi qu'il prévoyait de supprimer environ 900 postes en France à l'horizon 2015, un objectif revu en nette baisse par rapport au scénario que craignaient les syndicats, dans un dossier suivi de près par le gouvernement.

Le groupe pharmaceutique a précisé dans un communiqué qu'"aucune délocalisation de site et aucune modification du nombre de sites industriels en France n'est prévue".

Mais il a ajouté que la vocation du site de recherche de Toulouse, qui emploie près de 600 chercheurs, "reste à préciser", indiquant avoir identifié "des acteurs susceptibles d'y poursuivre des activités scientifiques ou technologiques".

Sanofi n'avait pas fourni d'indications chiffrées en annonçant en juillet une restructuration de ses activités françaises, et a précisé mardi que les réductions de postes se feraient sur la base du volontariat.

Les syndicats avaient estimé entre 1.200 et 2.500 le nombre des postes que le groupe voulait supprimer, sur un total de quelque 28.000 postes en France.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré mardi à la presse que le gouvernement avait obtenu de Sanofi une limitation du nombre des réductions de postes, ajoutant qu'une dernière réunion s'était tenue à l'Elysée lundi soir avec Sanofi.

Le ministre a déclaré que Sanofi envisageait encore fin juin-début juillet de supprimer 2.500 postes, ajoutant qu'après des discussions "âpres et franches" ce nombre avait été ramené dans un premier temps à 1.350 puis à 900 postes.

Il a également assuré avoir obtenu que "la question toulousaine" soit "sortie et séparée" et qu'elle "fasse l'objet d'une discussion dans le cadre d'un groupe de travail".   Suite...

 
<p>Correction de la date de prise de vue. / Chris Viehbacher, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Sanofi. Sanofi vise la r&eacute;duction d'environ 900 postes en France &agrave; l'horizon 2015, sur la base du volontariat, dans le cadre de la revue de l'&eacute;volution de ses activit&eacute;s dans le pays. /Photo prise le 8 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>