Berlin précise ses réserves sur le projet EADS-BAE

lundi 24 septembre 2012 18h02
 

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne et la France sont d'accord pour juger que le projet de fusion entre EADS et BAE Systems n'inclut par une protection totale contre d'éventuels prédateurs, montre un document du ministère allemand de l'Economie que Reuters s'est procuré lundi.

Les réserves énumérées dans ce rapport pourraient compliquer l'évolution des discussions entre les deux groupes d'aéronautique et de défense alors que le rôle futur des Etats actionnaires constitue l'un des principaux écueils à surmonter.

Soulignant la volonté de Berlin et Paris de parvenir à une position commune, ce rapport explique aussi que les garanties fournies par le projet en matière de localisation futures des sites de production ne sont pas fiables, suggérant ainsi un risque de pertes d'emploi à l'avenir en cas de rapprochement.

Le projet prévoit que les Etats ne pourront pas exiger d'être consultés sur les décisions opérationnelles du nouvel ensemble, est-il noté dans le document.

EADS a prévenu qu'il renoncerait au projet de fusion avec BAE si le nouveau groupe devait se trouver soumis à une intervention excessive des États.

Le document allemand ajoute que le rapport entre les valorisations respectives d'EADS et BAE est "plus proche" de 70/30 que des 60/40 évoqués par les deux groupes, qui "ne reflètent pas correctement la réelle valeur" des entreprises.

Le projet dévoilé le 12 septembre par les deux groupes prévoit qu'EADS aurait 60% du capital du nouvel ensemble et BAE Systems 40%.

A la Bourse de Paris, l'action EADS a terminé en baisse de 2,72% lundi à 25 euros, valorisant le groupe à 21 milliards d'euros environ. A Londres, BAE Systems a cédé 1,62%, donnant une capitalisation de près de 11,0 milliards de livres (13,6 milliards d'euros).

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<p>Un document du minist&egrave;re allemand de l'Economie laisse entendre que Berlin et Paris sont d'accord pour juger que le projet de fusion entre EADS et BAE Systems n'inclut pas de protection totale contre d'&eacute;ventuels pr&eacute;dateurs. /Photo d'archives/REUTERS/Bobby Yip</p>