François Hollande énumère ses priorités dans la fusion EADS-BAE

samedi 22 septembre 2012 18h25
 

par Elizabeth Pineau

LUDWIGSBURG, Allemagne (Reuters) - L'emploi, la stratégie industrielle, les enjeux de défense et les intérêts des Etats français et allemand, qui sont au capital d'EADS, seront pris en compte par les deux pays lors de l'examen du projet de fusion entre EADS et BAE Systems, a déclaré samedi François Hollande.

Le président français et la chancelière allemande se sont rencontrés à Ludwigsburg, en Allemagne, pour célébrer l'amitié franco-allemande, cinquante ans après un grand discours de réconciliation du général de Gaulle.

Ils ont débattu du dossier EADS-BAE, que les entreprises espèrent voir aboutir prochainement, ainsi que de l'union bancaire européenne, sur laquelle ils divergent encore.

"Nous sommes convenus d'examiner de façon très soigneuse les tenants et aboutissants de ce projet en concertation avec les entreprises", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse conjointe.

"Aucune décision n'a été prise aujourd'hui, ce n'était d'ailleurs pas prévu", a-t-elle ajouté. "Allemagne et France vont rester en contact étroit sur ce dossier."

François Hollande a insisté sur le fait que le projet de fusion émanait d'une "volonté d'entreprise".

"Nous sommes décidés à être en concertation étroite, la France et l'Allemagne, parce que nous considérons que c'est un enjeu qui concerne l'Europe mais aussi nos deux pays, compte tenu de ce qui existe au capital de cette entreprise", a-t-il dit.

Prié de dire quelles étaient les conditions posées par les deux pays, il a répondu: "Vous pouvez les imaginer, donc je n'ai pas besoin ici de les développer. C'est l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos Etats respectifs. C'est là-dessus que nous sommes en discussion avec l'entreprise qui a fait ce projet."   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande et Angela Merkel &agrave; Ludwigsburg. Le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais a assur&eacute; que l'emploi, la strat&eacute;gie industrielle, les enjeux de d&eacute;fense et les int&eacute;r&ecirc;ts des Etats fran&ccedil;ais et allemand, qui sont au capital d'EADS, seraient pris en compte par les deux pays lors de l'examen du projet de fusion entre EADS et BAE Systems. /Photo prise le 22 septembre 2012/REUTERS/Michaela Rehle</p>