L'Italie revoit à la hausse ses prévisions de déficits

jeudi 20 septembre 2012 22h00
 

par Giuseppe Fonte et Gavin Jones

ROME (Reuters) - La récession qui frappe l'Italie sera deux fois plus violente cette année qu'estimé initialement et elle se poursuivra l'an prochain, a annoncé jeudi le gouvernement en relevant ses prévisions de déficits et de dettes, en dépit des mesures d'austérité annoncées ces derniers mois.

Rome prévoit désormais une contraction de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) cette année, un chiffre doublé par rapport aux prévisions présentées en avril.

Cette dégradation se traduit mécaniquement par un creusement du déficit budgétaire: il devrait représenter 2,6% du PIB, contre 1,7% prévu au printemps, et 1,8% l'an prochain, contre 0,5%.

Jusqu'en avril, le gouvernement assurait qu'il pourrait ramener le budget à l'équilibre en 2013, comme l'avait promis le prédécesseur de Mario Monti, Silvio Berlusconi.

Le relèvement des prévisions de déficit n'est pas en soi une surprise mais il est bien plus marqué qu'attendu, même si des chiffres de la Banque d'Italie avaient montré récemment une légère hausse du déficit sur les sept premiers mois de l'année par rapport à l'an dernier. L'année 2011 s'est soldée par un déficit représentant 3,9% du PIB.

En 2013, l'économie italienne devrait se contracter encore de 0,2%, alors que le Trésor prévoyait jusqu'à présent une croissance de 0,5%.

Le ministre de l'Economie, Vittorio Grilli, a déclaré qu'en dépit de cette dégradation des perspectives économiques et budgétaires, l'Italie n'avait pas l'intention de solliciter l'aide de l'Union européenne ou de la Banque centrale européenne.

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<p>Chantier dans la banlieue de Rome. Le gouvernement italien a annonc&eacute; jeudi que la r&eacute;cession serait bien plus brutale cette ann&eacute;e qu'estim&eacute; initialement et il a revu en nette hausse ses pr&eacute;visions de d&eacute;ficits budg&eacute;taires, prenant acte de l'incapacit&eacute; de sa politique d'aust&eacute;rit&eacute; &agrave; assurer le redressement des comptes publics. /Photo d'archives/REUTERS/Tony Gentile</p>