L'activité de septembre annonce une fin 2012 difficile

jeudi 20 septembre 2012 15h39
 

par Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - L'activité s'est fortement contractée dans le privé au mois de septembre en France, augurant d'une fin d'année encore plus mauvaise qu'attendu jusqu'ici, ce qui compliquerait encore la tâche du gouvernement au moment où il prépare un budget 2013 déjà sous forte contrainte.

Alors que l'Allemagne a fait mieux que prévu dans le même temps, la hausse du chômage, à des plus hauts depuis 13 ans et les mesures d'austérité en préparation pour boucler le projet de loi de finances pèsent sur la confiance des acteurs économiques français et partant, sur l'activité, estiment des économistes.

L'indice composite Markit/CDAF des directeurs d'achat, qui donne une première indication de l'activité dans l'industrie manufacturière et les services marchands, est ressorti à 44,1 en estimation "flash" pour septembre en France, son niveau le plus bas depuis 41 mois, contre 48,0 en août.

Il se situe sous la barre de 50, qui marque la différence entre croissance et contraction de l'activité, pour le septième mois consécutif.

Dans le même temps, ce même indice a progressé à 49,7 en Allemagne, un plus haut depuis mars, contre 47,0 en août.

"La France commence vraiment à être à la peine", a déclaré Chris Williamson, économiste de l'institut Markit. "Son économie souffre de la baisse de la demande dans les pays voisins (...) et il y a peu de signes d'une demande qui puisse stimuler la croissance en France même", a-t-il ajouté.

De fait, selon les directeurs d'achat interrogés, les nouvelles commandes à l'industrie ont plus reculé ce mois-ci que les commandes à l'exportation, ce qui témoigne d'un problème de demande intérieure.

L'ÉCART FRANCO-ALLEMAND SE CREUSE   Suite...

 
<p>L'activit&eacute; s'est fortement contract&eacute;e dans le priv&eacute; au mois de septembre en France, augurant d'une fin d'ann&eacute;e encore plus mauvaise qu'attendu jusqu'ici, ce qui compliquerait encore la t&acirc;che du gouvernement au moment o&ugrave; il pr&eacute;pare un budget 2013 d&eacute;j&agrave; sous forte contrainte. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>