ST Dupont affiche ses ambitions dans la maroquinerie

mercredi 19 septembre 2012 19h03
 

par Pascale Denis et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - Le fabricant de briquets et de stylos de luxe ST Dupont espère doper sa croissance et sa rentabilité grâce à la maroquinerie, son métier d'origine, qu'il vient de relancer en puisant dans ses archives.

La société contrôlée à 70% par le milliardaire hongkongais Dickson Pool, propriétaire du grand magasin britannique Harvey Nichols, a vu sa croissance 2011-2012 (+4,7% à taux constants) freinée par ses ventes de sacs et d'accessoires (-3%), tandis que ses ventes de stylos et briquets ont nettement progressé (+13,6%).

Maroquinerie et accessoires pesaient pour 43% du chiffre d'affaires annuel.

"Grâce à notre nouvelle maroquinerie, nous devrions enregistrer une croissance supérieure à 10% cette année", a déclaré à Reuters Alain Crevet, président du directoire, lors d'une interview.

Il a également précisé ne percevoir "aucun" fléchissement des ventes de briquets et stylos de la marque en Chine, alors que la cadence y ralentit pour nombre de marques de luxe, avec le tassement de l'économie chinoise, l'attentisme lié aux prochaines élections dans le pays et la baisse des très prisés cadeaux d'affaires.

"Nous sommes très bien positionnés sur le créneau du cadeau, en terme de prix et de discrétion. Nos produits s'adressent à des connaisseurs, sans être inutilement ostentatoires", a précisé Alain Crevet.

ST Dupont réalise environ 40% de son chiffre d'affaires en Asie (dont la moitié en Chine), 40% en Europe, 15% au Moyen Orient et 5% aux Etats-Unis.

Si certaines griffes de luxe comme Louis Vuitton (groupe LVMH, Burberry ou Tiffany sont touchés par un ralentissement de la demande chinoise, d'autres comme Hermès ont assuré n'y percevoir aucun infléchissement de tendance.   Suite...

 
<p>Le fabricant de briquets et de stylos de luxe ST Dupont esp&egrave;re doper sa croissance et sa rentabilit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; la maroquinerie, son m&eacute;tier d'origine, qu'il vient de relancer. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>