Les créanciers privés de la Grèce proposent un assouplissement

mardi 18 septembre 2012 12h43
 

par Nick Edwards

PEKIN (Reuters) - La Grèce devrait bénéficier de taux d'emprunt moins élevés pour son plan de sauvetage de 130 milliards d'euros et obtenir au moins deux ans de plus pour s'acquitter de sa dette auprès de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, a estimé mardi le représentant des créanciers privés d'Athènes.

Cet assouplissement des conditions du plan de sauvetage doit toutefois être lié au respect par Athènes de ses engagements en matière de réformes budgétaires, a précisé Charles Dallara, directeur général de l'Institut de la finance internationale (Ifi), lors d'une conférence de presse à Pékin.

"Une fois que cela sera fait, et je suis confiant dans le fait que ce sera le cas, l'Union européenne et le FMI devraient rapidement allonger la période d'ajustement d'au moins deux ans et accorder une petite tranche d'aide supplémentaire pour que cet allongement soit efficace", a-t-il dit.

"Il n'y a besoin que de 15 à 20 milliards d'euros. Cela peut être facilement obtenu en réduisant les taux d'intérêt des prêts accordés à la Grèce par l'UE et le FMI", a ajouté le directeur de l'Ifi, qui représente les détenteurs d'obligations grecques du secteur privé.

"L'accent a trop été mis sur l'austérité à court terme et pas assez sur les mesures de moyen terme pour renforcer la compétitivité", a encore estimé Charles Dallara.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras, dont le pays est en récession pour la cinquième année consécutive, a demandé à ses créanciers de lui accorder deux années supplémentaires pour mener à bien les douloureuses réformes imposées à Athènes en contrepartie de l'aide.

L'espoir né en Grèce au sujet d'un possible aménagement a été renforcé par le délai accordé vendredi au Portugal, autre bénéficiaire d'un plan de sauvetage frappé de plein fouet par la récession. Lisbonne a désormais jusqu'en 2014, au lieu de 2013, pour ramener son déficit budgétaire à 3%.

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<p>Charles Dallara, le repr&eacute;sentant des cr&eacute;anciers priv&eacute;s d'Ath&egrave;nes, a estim&eacute; mardi que la Gr&egrave;ce devrait b&eacute;n&eacute;ficier de taux d'emprunt moins &eacute;lev&eacute;s pour son plan de sauvetage de 130 milliards d'euros et obtenir au moins deux ans de plus pour s'acquitter de sa dette aupr&egrave;s de l'Union europ&eacute;enne et du Fonds mon&eacute;taire international. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis</p>