Rebond d'EADS, le marché parie sur un processus délicat

lundi 17 septembre 2012 18h10
 

par Blaise Robinson et Simon Jessop

PARIS/LONDRES (Reuters) - L'action EADS a rebondi nettement lundi, signe que les investisseurs parient sur un processus semé d'embûches pour la fusion envisagée entre le groupe européen et le spécialiste britannique de la défense BAE Systems.

Le rapprochement entre EADS et BAE Systems pourrait même échouer, soutiennent certains investisseurs.

Entre le positionnement des fonds d'investissement, des gérants spécialisés sur les fusions et celui du marché des options, auxquels s'ajoutent les données des ventes à découvert et de l'analyse graphique, tout pointe vers un rebond de l'action EADS à court terme étant donné l'ampleur de son décrochage après l'annonce des discussions avec BAE mercredi dernier.

A la Bourse de Paris, après un plus haut de séance à 26,03 euros, EADS a clôturé lundi en hausse de 1,56% à 25,70 euros dans un marché en net repli (-0,78% pour le CAC 40). Cela ramène à 13,3% la baisse du titre depuis l'annonce du projet.

A Londres, BAE a fini en baisse de 1,44% à 343,63 pence, le titre gagnant ainsi 4,54% par rapport à son niveau de clôture mardi dernier.

Le projet de fusion en discussions fait face à des obstacles politiques et réglementaires, ainsi qu'à des inquiétudes concernant l'actionnariat de la future structure envisagée.

"Dans une perspective d'arbitrages traditionnels sur une fusion, ces valeurs se négocient déjà au niveau de parité à 60-40", observe David Noble, vendeur d'actions chez Louis Capital Markets, faisant référence à la capitalisation boursière attendue de la nouvelle entité. "C'est ridicule à ce stade du jeu."

L'opérateur de marché estime qu'en l'absence d'opération, ou s'il existe des rumeurs sur un échec de l'opération, le titre EADS pourrait rebondir.   Suite...

 
<p>Le stand EADS au salon ILA de Berlin. L'action EADS a rebondi nettement lundi, signe que les investisseurs parient sur un processus sem&eacute; d'emb&ucirc;ches pour la fusion envisag&eacute;e entre le groupe europ&eacute;en et le sp&eacute;cialiste britannique de la d&eacute;fense BAE Systems. /Photo prise le 13 septembre 2012/REUTERS/Tobias Schwarz</p>