17 septembre 2012 / 05:39 / dans 5 ans

Christian Noyer juge les craintes de l'Allemagne excessives

<p>Dans une interview dans Les Echos dat&eacute; de lundi, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, juge excessives les craintes de l'Allemagne &agrave; propos du programme de rachat d'obligations souveraines de la BCE. /Photo prise le 20 avril 2012/REUTERS/Yuri Gripas</p>

PARIS (Reuters) - Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, juge excessives les craintes de l‘Allemagne à propos du programme de rachat d‘obligations souveraines de la Banque centrale européenne (BCE).

Dans une interview à paraître lundi dans Les Echos, il déclare en outre que le projet d‘union bancaire européenne est le gage d‘une union monétaire plus solide et défend le principe de la supervision de l‘ensemble des banques par la BCE et non des seuls plus grands établissements comme le souhaite Berlin.

“Il s‘agit d‘un ensemble de mesures cohérent et complet de nature à calmer durablement les tensions dans la zone euro”, dit-il des mesures annoncées par le président de la BCE Mario Draghi à l‘issue du dernier conseil des gouverneurs de l‘institution.

“Sur le fond, les inquiétudes allemandes sont excessives : le risque inflationniste sera maîtrisé car la BCE va stériliser la liquidité créée” par ses rachats de dettes souveraines, indique Christian Noyer à propos des craintes en ce sens exprimées par la Bundesbank.

“Quant à l‘effet pervers d‘un relâchement (ndlr - par les pays qui bénéficient de ces rachats) de l‘effort budgétaire lié à la réduction de la pression par les marchés, il est exclu dès lors que nous nous inscrivons dans une stricte conditionnalité” pour la mise en oeuvre de ce mécanisme, ajoute-t-il.

Christian Noyer se veut tout aussi rassurant sur le futur dispositif de supervision des banques européennes, qui suscite également des doutes en Allemagne.

“Le projet implique un transfert de souveraineté des Etats vers la Banque centrale européenne, ce qui a toujours été le souhait de l‘Allemagne”, fait-il valoir.

“Quant à la question du périmètre couvert par la BCE, il n‘y avait pas d‘hésitation possible, il fallait couvrir toutes les banques. Les problèmes viennent souvent des petites ou moyennes banques comme on l‘a vu en Irlande ou en Espagne. Si l‘on veut être crédible vis-à-vis des marchés, il faut couvrir tout le spectre.”

S‘agissant de la santé des banques françaises, Christian Noyer juge qu‘elles sont “de plus en plus résilientes car elles réduisent leurs risques et augmentent leurs fonds propres” par des cessions d‘actifs, une réduction de leurs activités de marché et la mise en réserves de résultats “qui restent importants”.

“Cela prouve que le modèle de banque universelle, dès qu‘il s‘accompagne d‘un modèle interne solide, fonctionne bien.”

Yann Le Guernigou, édité par Jean-Stéphane Brosse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below