Lagardère étudiera les conséquences d'une fusion EADS/BAE

jeudi 13 septembre 2012 12h43
 

PARIS (Reuters) - Lagardère, qui souhaite de longue date se désengager d'EADS, a indiqué jeudi vouloir s'assurer que toutes les conséquences d'une fusion du groupe d'aéronautique avec le britannique BAE Systems soient prises en compte.

EADS, la maison mère d'Airbus, et BAE Systems ont annoncé mercredi discuter d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis.

La prudence est toutefois de mise du côté du côté des actionnaires allemands et français d'EADS, unis à travers un pacte d'actionnaires qui régit un fragile équilibre entre les deux puissances au sein du groupe européen d'aéronautique et de défense depuis sa création, il y a une dizaine d'années.

"Au vu des informations à sa disposition, le groupe Lagardère veut s'assurer, avant de donner son assentiment, que toutes les conséquences attachées au projet de rapprochement des activités d'EADS NV et de BAE Systems plc ont été prises en considération dans la fixation des termes et conditions de l'opération proposée", écrit la société dans un communiqué.

Lagardère rappelle en outre que ce projet n'a pas encore été soumis à l'approbation des conseils d'administration de Sogeade Gérance, qui regroupe ses intérêts et ceux de l'Etat français, et d'EADS.

Dans le cadre de sa stratégie de cession de ses participations minoritaires, Lagardère souhaite depuis longtemps se désengager d'EADS, dont il est l'un des actionnaires privés clefs avec l'allemand Daimler.

Son gérant commandité, Arnaud Lagardère, qui a pris à l'été la présidence du conseil d'administration du groupe, avait jusque-là dit attendre que le programme A350 de la filiale Airbus soit sur les rails pour enclencher la cession des 7,5% détenus par le groupe.

Le rapprochement entre EADS et BAE, s'il se concrétise, pourrait cependant accélérer l'opération, estiment des analystes .

VERS UNE DISSOLUTION DU PACTE D'ACTIONNAIRES ?   Suite...

 
<p>Lagard&egrave;re, qui souhaite de longue date se d&eacute;sengager d'EADS, a indiqu&eacute; jeudi vouloir s'assurer que toutes les cons&eacute;quences d'une fusion du groupe d'a&eacute;ronautique avec le britannique BAE Systems soient prises en compte. /Photo d'archives/REUTERS/Nigel Roddis (BRITAIN - Tags: MILITARY BUSINESS EMPLOYMENT)</p>