Washington autoriserait la fusion entre EADS et BAE

jeudi 13 septembre 2012 09h02
 

par Andrea Shalal-Esa

WASHINGTON (Reuters) - Il est vraisemblable qu'une fusion entre EADS et BAE Systems serait autorisée aux Etats-Unis, selon plusieurs sources proches du dossier et pourrait inspirer d'autres rapprochements dans le secteur de la défense.

Les deux groupes de défense devraient cependant modifier divers accords de sécurité passés chacun de leur côté pour éviter tout problème sur certains programmes de défense américains jugés sensibles.

La fusion ne poserait pas de gros problèmes de concurrence aux USA, qui n'est pas pour l'heure un gros marché militaire pour EADS, selon les sources.

EADS et BAE Systems n'ont pas beaucoup d'activités redondantes outre-Atlantique, ajoutent-elles. En outre, BAE Systems jouit d'une réputation avérée sur certains des programmes militaires américains les plus sensibles.

Le Pentagone a dit mercredi que les deux groupes n'avaient pas encore soumis de projet détaillé mais selon des personnes au fait du dossier, ils ont déjà eu des conversations avec des responsables américains.

"Nous n'avons pas encore été informés officiellement d'une fusion mais nous l'examinerons si elle nous est soumise", a déclaré le lieutenant colonel Elizabeth Robbins, porte-parole du Pentagone.

EADS, la maison mère d'Airbus, et le groupe britannique BAE Systems ont annoncé mercredi discuter d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis.

BAE emploie près de 40.000 personnes dans 42 Etats américains et EADS 3.000 dans 15 Etats. Le chiffre d'affaires de BAE aux Etats-Unis a été de 14,4 milliards de dollars en 2011 et celui d'EADS de 1,4 milliard de dollars environ.   Suite...

 
<p>Avion de BEA Systems (&agrave; gauche) et d'EADS. Il est vraisemblable qu'une fusion entre EADS et BAE Systems serait autoris&eacute;e aux Etats-Unis, selon plusieurs sources proches du dossier et pourrait inspirer d'autres rapprochements dans le secteur de la d&eacute;fense. /Photo prise le 10 juillet 2012/REUTERS/Phil Noble/Luke MacGregor</p>