La Commission européenne présente son plan d'union bancaire

mercredi 12 septembre 2012 14h30
 

par Claire Davenport

STRASBOURG (Reuters) - La Commission européenne a franchi un nouveau pas mercredi vers une union bancaire en proposant que la Banque centrale européenne (BCE) supervise l'ensemble des banques de la zone euro, un préalable à un renforcement de l'intégration budgétaire au sein de la zone, censé mettre un terme à la crise des dettes souveraines.

Dans son discours annuel sur l'Etat de l'Union, le président de l'exécutif communautaire , José Manuel Barroso, a proposé que la BCE supervise les quelques 6.000 banques de la zone euro et qu'elle prenne donc le pas sur les autorités prudentielles nationales existantes.

Cette réforme, qui doit être approuvée par les Etats-membres de l'UE, vise à rompre le lien entre les Etats et leur système bancaire et à éviter que des pays déjà lourdement endettés ne soient entraînés dans des difficultés plus grandes encore du fait des éventuels besoins de renflouement de leurs établissements de crédit.

"La crise a montré qu'alors que les banques étaient devenues transnationales, les réglementations et la supervision étaient restées nationales", a déclaré José Manuel Barroso devant les parlementaires européens. "Nous devons aller vers des décisions de supervision communes, à savoir au sein de la zone euro."

"Le mécanisme unique de supervision présenté aujourd'hui créera une architecture renforcée avec un rôle central pour la BCE", a-t-il dit. "Il s'agira d'une supervision pour toutes les banques de la zone euro".

Le projet de constitution d'une véritable union bancaire suppose des abandons de souverainetés de la part des Etats, une perspective qui suscite la suspicion de certains responsables politiques et économiques dans plusieurs pays.

BERLIN SCEPTIQUE, LONDRES CRITIQUE

La Grande-Bretagne a déjà annoncé qu'elle resterait à l'écart du projet, même si de nombreuses banques basées à Londres et disposant d'importantes activités dans la zone euro sont affectées par un éventuel changement des règles.   Suite...

 
<p>Dans son discours annuel sur l'Etat de l'Union, le pr&eacute;sident de l'ex&eacute;cutif communautaire, Jos&eacute; Manuel Barroso, a propos&eacute; que la BCE supervise les quelques 6.000 banques de la zone euro et qu'elle prenne donc le pas sur les autorit&eacute;s prudentielles nationales existantes. /Photo prise le 12 septembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>