Mariano Rajoy toujours indécis sur une aide pour l'Espagne

mercredi 12 septembre 2012 13h39
 

par Tracy Rucinski et Terhi Kinnunen

MADRID/HELSINKI (Reuters) - L'Espagne continue d'étudier les conditions qui seraient attachées à un plan d'aide européen après l'annonce la semaine dernière d'un programme de rachat de dette par la BCE mais les meilleures conditions de marché pourraient l'en dispenser, a déclaré mercredi le président du gouvernement Mariano Rajoy.

"Je ne sais pas si l'Espagne a besoin de le demander", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un débat au Parlement.

Le rendement des emprunts espagnols est retombé à son plus bas niveau depuis cinq mois après l'annonce, jeudi dernier par la Banque centrale européenne, d'un programme de rachat de la dette souveraine des pays qui en feraient la demande, moyennant le respect de strictes conditions.

"La BCE a fait savoir qu'elle était disposée à aider des pays qui ont du mal à se refinancer, il nous faut donc étudier si c'est bon ou pas pour l'Espagne et quelles conditions sont attachées, et c'est après cela que nous prendrons une décision", a dit Mariano Rajoy au Parlement.

Dans une interview au journal finlandais Helsingin Sanomat publiée mercredi, Rajoy dit ne pas avoir d'objection à une surveillance du pays par le Fonds monétaire international, tout en répétant qu'il n'accepterait pas qu'on lui dicte comment réduire l'endettement de l'Espagne.

"Le FMI surveille déjà notre économie", souligne-t-il dans cet entretien accordé à l'occasion de la visite à Madrid du Premier ministre finlandais Jyrki Katainen, mardi.

VERS UNE DEMANDE D'ASSISTANCE PRÉVENTIVE

L'Espagne, qui a obtenu de ses partenaires européens une ligne de crédit de 100 milliards d'euros pour son secteur bancaire, est aussi confrontée à un déficit budgétaire béant, à l'endettement de ses régions et aux pressions des agences de notation.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a d&eacute;clar&eacute; mercredi lors d'un d&eacute;bat au Parlement que Madrid continuait d'&eacute;tudier les conditions qui seraient attach&eacute;es &agrave; un plan d'aide europ&eacute;en, apr&egrave;s l'annonce la semaine derni&egrave;re d'un programme de rachat de dette par la BCE, en pr&eacute;cisant que l'am&eacute;lioration des conditions de march&eacute; pourraient l'en dispenser. /Photo prise le 12 septembre 2012/REUTERS/Andrea Comas</p>