Madrid risque d'être contraint d'appeler l'UE à l'aide

mercredi 12 septembre 2012 07h48
 

par Julien Toyer

MADRID (Reuters) - La dégradation de sa situation budgétaire, la pression des milieux d'affaires et celle des agences de notation risquent fort de contraindre l'Espagne à solliciter une aide extérieure, même si le gouvernement assure ne pas être pressé de prendre une décision, estiment des analystes et des sources.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a déclaré lundi dans un entretien télévisé qu'il n'avait pas encore pris de décision et son gouvernement explique étudier les modalités du nouveau plan de la Banque centrale européenne (BCE) destiné à faire baisser les coûts de financement des Etats en difficulté.

Dans un entretien au journal finlandais Helsingin Sanomat publié mercredi, Rajoy dit que l'Espagne envisage de demander à la BCE de procéder à des achats d'obligations souveraines mais n'a pas l'intention de solliciter un plan de sauvegarde global.

"En plus de la croissance, la seule option que j'envisage est de recourir au mécanisme annoncé par la banque centrale", dit-il.

Au quotidien financier finlandais Kauppalehti, Rajoy déclare: "Il est totalement exclu que nous sollicitions un renflouement pour l'ensemble du pays".

Et d'ajouter: "Je suis prêt à réduire le déficit mais d'autres n'ont pas à décider de quelle manière".

Mais le dérapage des finances publiques, la hausse des dépenses de protection sociale et les dépenses plus lourdes que prévu des régions autonomes vont contraindre Madrid à emprunter entre 30 et 45 milliards à moyen et long termes d'ici la fin de l'année, au lieu des 20 milliards prévus initialement.

Le Trésor a émis jusqu'à présent pour 66 milliards d'euros de papier à moyen et long termes, soit 76,8% du montant global de son programme originel d'emprunts 2012.   Suite...

 
<p>Dans une rue de Madrid. La d&eacute;gradation de sa situation budg&eacute;taire, la pression des milieux d'affaires et celle des agences de notation risquent fort de contraindre l'Espagne &agrave; solliciter une aide ext&eacute;rieure, m&ecirc;me si le gouvernement assure ne pas &ecirc;tre press&eacute; de prendre une d&eacute;cision, estiment des analystes et des sources. /Photo prise le 19 avril 2012/REUTERS/Paul Hanna</p>