La BPI dotée de 30 milliards d'euros

mardi 11 septembre 2012 19h12
 

PARIS (Reuters) - La Banque publique d'investissement, projet phare du gouvernement pour soutenir les entreprises, aura une capacité d'investissement de plus de 30 milliards d'euros, en prêts et en capital, a déclaré mardi Jean-Marc Ayrault.

Les régions "participeront pleinement à la gouvernance" de ce dispositif, qui sera opérationnel "à la fin de l'année", a précisé le Premier ministre.

"Au total, la BPI aura une capacité propre d'investissement dans le financement de l'économie de plus de 30 milliards d'euros, à la fois en prêts et en capital", a dit le chef du gouvernement, au terme d'une réunion interministérielle sur le sujet, à Matignon.

"Au delà, la banque aura vocation à mobiliser les financements privés, en intervenant aux côtés d'investisseurs privés, créant ainsi un effet de levier au bénéfice des entreprises", a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse.

Exclusivement consacrée au financement et à l'accompagnement des PME, TPE et entreprises de taille intermédiaire, la BPI est présentée comme un outil clé pour aider les sociétés menacées de restructuration et contribuer à la réindustrialisation.

L'aide se fera par l'intermédiaire d'un "guichet unique" en région.

"Nous avons pris les décisions nécessaires pour que la BPI soit une banque efficace, une banque forte et une banque transparente", a assuré Jean-Marc Ayrault.

REGROUPEMENT DES INSTRUMENTS EXISTANTS

La création de cette banque devrait se traduire par une profonde réorganisation des différents instruments de financement public qui gravitent autour de la Caisse des dépôts et consignations.   Suite...

 
<p>Jean-Marc Ayrault a d&eacute;clar&eacute; mardi que la Banque publique d'investissement, projet phare du gouvernement pour soutenir les entreprises, aura une capacit&eacute; d'investissement de plus de 30 milliards d'euros, en pr&ecirc;ts et en capital. Ce dispositif sera op&eacute;rationnel "&agrave; la fin de l'ann&eacute;e". /Photo prise le 5 septembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>