Le rapport Sartorius sur le plan PSA sera publié ce mardi

lundi 10 septembre 2012 22h55
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Le rapport demandé par le gouvernement sur la situation de PSA Peugeot Citroën, dont devrait dépendre la position du pouvoir politique sur la restructuration annoncée en juillet par le constructeur automobile, sera publié mardi.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, avait annoncé fin juin, sur fond de rumeurs quant aux mesures préparées par le groupe sochalien, que le gouvernement chargeait Emmanuel Sartorius, ingénieur des Mines et expert du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, d'un diagnostic sur la situation du groupe PSA.

Moins de deux semaines plus tard, le premier constructeur automobile français avait officialisé plusieurs décisions choc, notamment 8.000 nouvelles suppressions d'emplois et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014, première fermeture d'un site automobile en France depuis vingt ans.

"Nous attendons du rapport Sartorius qu'il nous donne une vision plus claire de l'état du malade PSA, malade imaginaire ou malade réel", déclare Franck Don, représentant CFDT chez le constructeur. "La seule question qui nous intéresse, c'est de savoir si les mesures de restructuration proposées par l'entreprise sont en adéquation avec ses difficultés financières."

Les premières conclusions du rapport seront présentées aux syndicats et aux élus concernés mardi à 10h à Bercy par le ministre du Redressement productif. Selon le Journal du Dimanche, le rapport devrait confirmer "la grande fragilité du groupe" et valider la fermeture d'Aulnay-sous-Bois.

"PSA est acculé" et le rapport "pourrait révéler une situation plus dramatique encore", ajoute l'hebdomadaire dominical, selon lequel le rapport épinglerait également la gestion de la famille Peugeot, restée "dans un cadre trop français".

PSA explique lui aussi ses difficultés financières par sa trop grande dépendance à un marché européen en chute libre, où il a encore réalisé 61% de ses ventes au premier semestre. Le groupe, qui perd actuellement 200 millions d'euros en cash chaque mois, compte redresser la barre mais pas avant la fin 2014.

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<p>Le rapport demand&eacute; par le gouvernement sur la situation de PSA Peugeot Citro&euml;n, dont devrait d&eacute;pendre la position du pouvoir politique sur la restructuration annonc&eacute;e en juillet par le constructeur automobile, sera publi&eacute; mardi. Le premier constructeur automobile fran&ccedil;ais pr&eacute;voit 8.000 nouvelles suppressions d'emplois et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois en 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer</p>