L'Espagne continue de peser les conditions d'une aide

jeudi 6 septembre 2012 20h40
 

par Paul Day et Julien Toyer

MADRID (Reuters) - Mariano Rajoy et Angela Merkel ont dit jeudi ne pas avoir discuté des conditions que Madrid devrait accepter pour bénéficier du programme d'achat d'obligations de la Banque centrale européenne (BCE) annoncé au même moment.

A l'issue d'un entretien bilatéral à Madrid, le président du gouvernement espagnol et la chancelière allemande ont donné une conférence de presse au moment même où le président de la BCE, Mario Draghi, annonçait le programme d'achats obligataires. Celui-ci, a-t-il dit, sera assorti de conditions "strictes et efficaces" pour les pays bénéficiaires.

Mariano Rajoy ne cache pas sa volonté d'obtenir un plan de sauvetage souverain pour l'Espagne mais il entend d'abord analyser les conditions fixées par la BCE.

"Lorsqu'il y aura du nouveau, je vous le dirai", a-t-il répondu aux journalistes qui lui demandaient si ce point avait été évoqué dans ses discussions avec Angela Merkel.

Il a noté qu'il ne s'était pas engagé sur de nouvelles réformes en Espagne et n'avait aucune intention de toucher au système de retraites, où aucune coupe n'est intervenue à ce jour.

A Francfort, Mario Draghi a précisé que les pays souhaitant bénéficier du programme de la BCE devaient s'entendre sur les conditions avec le fonds d'aide d'urgence de l'Europe. Il a ajouté que le soutien du Fonds monétaire international serait recherché.

L'annonce du plan de la BCE, en dépit de l'opposition de la Bundesbank, a en tout cas fait reculer le rendement des fonds d'Etat espagnols à 6,1%, son plus bas niveau depuis quatre mois.

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<p>Entretien &agrave; Madrid entre Mariano Rajoy et Angela Merkel. Le pr&eacute;sident du gouvernement espagnol ne cache pas sa volont&eacute; d'obtenir un plan de sauvetage souverain pour l'Espagne mais entend d'abord analyser les conditions fix&eacute;es par la BCE. /Photo prise le 6 septembre 2012/REUTERS/Andrea Comas</p>