Madrid se finance bien moins cher, grâce à la BCE

jeudi 6 septembre 2012 13h46
 

par Paul Day et Raoul Sachs

MADRID/PARIS (Reuters) - L'Espagne a bénéficié jeudi matin des espoirs placés dans la Banque centrale européenne pour emprunter 3,5 milliards d'euros de dette à moyen terme, soit le maximum visé, à des taux bien plus bas que lors des précédentes adjudications.

De son côté, la France a continué de bénéficier de conditions de financement extrêmement bonnes. Elle a émis 7,98 milliards d'euros d'obligations assimilables du Trésor (OAT), soit le haut de la fourchette annoncée (7,0 à 8,0 milliards d'euros) à des taux très bas que lors des émissions précédentes.

Ainsi, le taux moyen de l'OAT de référence à 10 ans (3,0% octobre 2022) est ressorti à un plus bas record de 2,21%, soit 32 points de base (0,32%) de moins que lors de la dernière adjudication en juillet.

Pour l'Espagne, la baisse des taux est plus spectaculaire sur les maturités offertes : 2,798% pour l'obligation 2014 (contre 4,706% en juin), 3,676% pour la 2015 (contre 5,086% en juillet) et 4,603% pour la 2016 (contre 5,971% en août).

Depuis que Mario Draghi, président de la BCE, a prévenu le 26 juillet que la banque centrale ferait tout pour sauver la zone euro et s'emploierait à réduire les écarts considérables entre les taux excessivement bas des pays du noyau et ceux des pays en difficulté.

Le taux à deux ans de l'Espagne est ainsi tombé de 6,95% avant la déclaration de Mario Draghi à 3,3%.

A l'issue du conseil des gouverneurs de la BCE, Mario Draghi devrait préciser les mesures qu'il compte prendre pour sortir la zone euro de la crise de la dette souveraine et aider les pays fragilisés, comme l'Espagne, à se refinancer à des conditions soutenables.

CONTRASTE FRANCE-ALLEMAGNE   Suite...

 
<p>Le Tr&eacute;sor espagnol a plac&eacute; jeudi 3,5 milliards d'euros de titres de dette, avec des rendements en net recul par rapport aux pr&eacute;c&eacute;dentes op&eacute;rations d'&eacute;ch&eacute;ances &eacute;quivalentes, gr&acirc;ce notamment &agrave; la perspective de voir la BCE annoncer plus tard dans la journ&eacute;e un plan de rachat d'obligations souveraines. /Photo d'archives/REUTERS/Juan Medina</p>