La contraction dans la zone euro s'accentue

lundi 3 septembre 2012 13h17
 

par Jonathan Cable

LONDRES (Reuters) - Le secteur manufacturier de la zone euro s'est contracté plus nettement encore en août qu'estimé initialement en dépit des baisses de prix pratiquées par de nombreux industriels, les grands pays de la région ne permettant plus de soutenir la tendance globale, montrent lundi les résultats définitifs des enquêtes Markit.

La crise qui a débuté dans les pays périphériques s'étend désormais à l'Allemagne et à la France et la situation reste critique dans les troisième et quatrième économies de la zone, l'Italie et l'Espagne.

"Les plus grands pays, comme la France et l'Allemagne, restent en marche arrière (...) Le secteur est en passe de peser sur le produit intérieur brut au troisième trimestre", estime Rob Dobson, économiste senior du cabinet.

L'indice PMI manufacturier ressort à 45,1 contre 45,3 en première estimation fin août. Malgré une légère remontée par rapport à juillet (44,0), il reste pour le 13e mois consécutif sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l'activité.

"Le rythme de baisse est un peu plus lent qu'en juillet, ce qui laisse espérer une petite amélioration de la situation de l'industrie, mais le secteur est bien parti pour peser sur le produit intérieur brut du troisième trimestre", ajoute Rob Dobson.

Le PIB des Dix-Sept s'est contracté de 0,2% au deuxième trimestre et les économistes s'attendent à une baisse de même ampleur au troisième, le retour de la croissance n'étant pas envisagé avant le début de l'an prochain.

EMBELLIE RELATIVE EN GRANDE-BRETAGNE

Cette dégradation durable de la conjoncture pourrait conduire la Banque centrale européenne (BCE) à réduire son principal taux d'intérêt à 0,5%, soit dès jeudi, soit le mois prochain.   Suite...

 
<p>La contraction de l'activit&eacute; dans le secteur manufacturier en France a ralenti en ao&ucirc;t mais se confirme pour le sixi&egrave;me mois cons&eacute;cutif, ce qui renforce les craintes d'une contraction de l'&eacute;conomie au troisi&egrave;me trimestre. /Photo d'archives/REUTERS/Carlos Barria</p>