Rajoy estime que Madrid respecte déjà les conditions d'une aide

dimanche 2 septembre 2012 14h50
 

MADRID (Reuters) - L'Espagne évaluera l'opportunité de solliciter une aide européenne complémentaire à celle déjà prévue pour ses banques mais elle exclut de se soumettre à de nouvelles conditions, a déclaré son Premier ministre, Mariano Rajoy, dans un entretien publié dimanche par plusieurs quotidiens européens.

Avant de formuler la moindre demande éventuelle d'aide, Madrid souhaite connaître les modalités du nouveau programme d'achats de dettes souveraines de la Banque centrale européenne (BCE) censé venir en aide aux pays touchés par l'envolée de leurs coûts de financement, a-t-il ajouté.

"Si je pense que c'est une bonne chose pour l'Europe dans son ensemble, pour l'euro et pour l'Espagne, je le ferai, mais si ce n'est pas le cas, non", a-t-il conclu dans cet entretien accordé au quotidien français Le Journal du dimanche, à l'espagnol ABC, à l'allemand Bild am Sonntag et à l'italien Corriere della Serra.

Ces propos, tenus mercredi, sont publiés avant une visite officielle à Madrid d'Angela Merkel prévue jeudi, le jour même de la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE.

"Le défi à relever est de résoudre les problèmes d'instabilité de l'euro et d'avancer dans l'intégration européenne. Je sens que Mme Merkel est prête à le faire", a dit Mariano Rajoy.

Il a estimé que, pour recevoir de l'aide des fonds de sauvetage de la zone euro, le FESF (Fonds européens de stabilité financière) et le MES (Mécanisme européen de stabilité), l'Espagne n'avait pas besoin de se soumettre à des conditions supplémentaires à celles déjà prévues par le plan d'aide aux banques et la procédure pour déficit excessif déclenchée par la Commission européenne.

"PAS FACILE"

"L'Espagne, bien sûr, les respectera. C'est déjà le cas. Et ce n'est pas facile", a dit le chef du gouvernement. "Nous engageons des réformes. Cela correspond à ce qu'a dit le Conseil européen sur ce que les Etats devaient faire pour avoir accès au FESF ou au MES afin de contribuer à stabiliser l'euro."

Mariano Rajoy a déclaré avoir le sentiment que le président de la BCE, Mario Draghi, était d'accord avec lui sur le fait que le niveau élevé des taux d'emprunt de l'Espagne s'expliquait par les craintes des investisseurs pour l'euro et non par les fondamentaux de l'économie espagnole.   Suite...

 
<p>Dans un entretien publi&eacute; dimanche par plusieurs quotidiens europ&eacute;ens, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a d&eacute;clar&eacute; que l'Espagne &eacute;valuerait l'opportunit&eacute; de solliciter une aide europ&eacute;enne compl&eacute;mentaire &agrave; celle d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vue pour ses banques mais qu'elle excluait de se soumettre &agrave; de nouvelles conditions. /Photo prise le 30 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Juan Medina</p>