Les résultats du CAC 40 ont moins déçu que prévu

samedi 1 septembre 2012 10h36
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les résultats semestriels des sociétés du CAC 40 se sont finalement révélés moins décevants que prévu : les groupes les moins exposés à la crise en zone euro ou positionnés dans le haut de gamme ont soutenu la tendance, et les analystes avaient fortement abaissé leurs estimations juste avant les publications.

En juin, des analystes et gérants interrogés par Reuters avaient dit anticiper une vague de "profit warnings" pour 2012 de la part des entreprises européennes, en particulier des valeurs cycliques, affectées par le ralentissement économique mondial et la crise en zone euro.

Le chiffre d'affaires des sociétés du CAC 40 a progressé de 5% à 682,8 milliards d'euros, contre 675,6 milliards attendus par les analystes, alors que les bénéfices ont reculé de 19% à 37,6 milliards d'euros, contre 39,8 milliards espérés par le marché.

"La différence de tendance entre les chiffres d'affaires et les bénéfices s'expliquent principalement par la baisse des prix, qui a pesé sur les marges, les entreprises se montrant un peu plus agressives sur les prix pour soutenir leurs volumes et leur activité", observe Joffrey Ouafqa, analyste-gérant chez Convictions AM.

"LA PROBLÉMATIQUE DES RELAIS DE CROISSANCE"

Sur le plan géographique, les difficultés rencontrées en Europe du Sud, comme l'a illustré Danone pénalisé par l'Espagne, ont été compensées par l'activité des entreprises aux Etats-Unis et dans les pays émergents, comme la Chine ou l'Amérique latine, soulignent les analystes.

Ces derniers relèvent également l'hétérogénéité grandissante entre les secteurs avec la crise en Europe.

"Plus on monte en gamme, moins les signes d'essoufflement et de ralentissement économiques sont perceptibles comme le montrent les chiffres publiés par LVMH, PPR (...)", note Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.   Suite...

 
<p>Les r&eacute;sultats semestriels des soci&eacute;t&eacute;s du CAC 40 se sont finalement r&eacute;v&eacute;l&eacute;s moins d&eacute;cevants que pr&eacute;vu : les groupes les moins expos&eacute;s &agrave; la crise en zone euro ou positionn&eacute;s dans le haut de gamme ont soutenu la tendance, et les analystes avaient fortement abaiss&eacute; leurs estimations juste avant les publications. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson</p>