Wall Street finit en hausse, Bernanke n'a pas déçu

vendredi 31 août 2012 22h31
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse vendredi après les déclarations de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, qui a exprimé sa préoccupation face à la situation de l'emploi et souligné que la Fed restait disposée, si nécessaire, à soutenir davantage l'économie.

S'il n'a donné aucun signal clair de la volonté de la banque centrale de se lancer prochainement dans un nouveau cycle d'assouplissement de la politique monétaire, Ben Bernanke a employé un ton inquiet que les investisseurs ont fini par apprécier.

Le marché s'est brièvement orienté à la baisse après la publication, peu après l'ouverture, des grandes lignes du discours de Jackson Hole (Wyoming), mais il a vite retrouvé le chemin de la hausse.

Sans aller jusqu'à esquisser ce qui pourrait être un éventuel troisième plan d'"assouplissement quantitatif" (QE), Ben Bernanke a notamment exprimé son "inquiétude sérieuse" face à la stagnation du marché du travail aux Etats-Unis et à la menace qu'elle fait peser sur l'ensemble de l'économie.

Ce passage de son discours semble avoir contribué au redressement des grands indices, qui ont gagné jusqu'à plus de 1% avant de réduire leur progression.

L'indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes de la cote a terminé sur un gain de 90,13 points, soit 0,69%, à 13.090,84 points. Le Standard & Poor's 500, principale référence des gérants de fonds, a progressé de 7,10 points (+0,51%) à 1.406,58 points et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a pris 18,25 points (+0,6%) à 3.066,96 points.

Les marchés avaient vivement progressé au cours des dernières semaines dans l'espoir de nouvelles mesures de soutien l'activité de la part de la Fed et de la Banque centrale européenne (BCE). Mais il avaient calé ces derniers jours, une partie des investisseurs craignant d'être déçus par Ben Bernanke.

ÉNERGIE ET MATÉRIAUX DE BASE EN VUE

"Pour tous ceux qui étaient sur le marché aujourd'hui, croire qu'il allait tout simplement arriver en disant : 'nous allons faire du QE' aurait relevé de la naïveté", a commenté John Canally, stratège et économiste de LPL Financial.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>