France et Amérique du nord pèsent sur Havas au 2e trimestre

vendredi 31 août 2012 19h29
 

PARIS (Reuters) - Havas a fait état vendredi d'un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, conséquence de la dégradation du marché publicitaire, principalement en France et en Amérique du Nord sur fond de conjoncture économique difficile.

Le sixième groupe publicitaire mondial a enregistré sur la période d'avril à juin un chiffre d'affaires de 442 millions d'euros, en croissance organique de 2,1%, à comparer à une progression de 3,5% au premier trimestre.

En France, ses revenus n'ont progressé que de 0,5% au deuxième trimestre contre une hausse de 5,1% sur les trois premiers mois de l'année.

En Amérique du Nord, la croissance a été de 0,5% sur le trimestre contre 3,6% trois mois plus tôt.

"Le second trimestre est pénalisé par un fort effet de base", explique Havas dans un communiqué à propos de son chiffre d'affaires en Amérique du Nord.

Plusieurs de ses concurrents, dont le français Publicis, ont également enregistré un tassement de leur croissance au deuxième trimestre, pénalisés par la dégradation de la conjoncture économique.

Le numéro un mondial WPP vient quant à lui de revoir en baisse sa prévision de croissance organique pour 2012, citant l'attentisme croissant de ses clients aux Etats-Unis et dans l'ouest de l'Europe.

Lors d'une conférence téléphonique, Havas s'est montré relativement confiant pour le troisième trimestre.

"Le mois de juillet a été un bon mois", a déclaré David Jones, le directeur général du groupe français, en réponse à une question d'un analyste. "Pour le moment, nous ne sommes pas pessimistes pour le troisième trimestre."   Suite...

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Havas, David Jones. Le sixi&egrave;me groupe publicitaire mondial a vu la croissance de son chiffre d'affaires ralentir au deuxi&egrave;me trimestre, p&eacute;nalis&eacute; par la d&eacute;gradation du march&eacute; publicitaire tant en Europe qu'aux Etats-Unis sur fond de conjoncture &eacute;conomique difficile. /Photo prise le 30 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>