Rome et Berlin ne veulent pas puiser dans les stocks de pétrole

vendredi 31 août 2012 15h41
 

par Alberto Sisto et Andreas Rinke

ROME/BERLIN (Reuters) - L'Allemagne et l'Italie restent opposées à des prélèvements sur les stocks pétroliers stratégiques, estimant que l'offre est amplement suffisante en dépit des sanctions qui frappent la production iranienne, ont déclaré vendredi des sources gouvernementales des deux pays.

Les ministres des Finances du G7 avaient toutefois appelé mardi les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production pour répondre à la demande, en laissant entendre qu'ils étaient prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques au cas où la hausse des cours du brut menacerait la croissance mondiale.

"Il y a eu toute une série d'appels téléphoniques ces derniers jours; comme il n'y a pas d'accord à l'unanimité, il n'y aura pas de prélèvement", a dit un haut fonctionnaire italien.

Un homologue allemand a dit qu'il n'avait pas "de réelle situation de crise à l'heure actuelle".

Pour lui, la déclaration des ministres des Finances du G7 se borne à maintenir le statu quo.

Le haut fonctionnaire italien a précisé que les Etats-Unis avaient demandé la libération d'une partie de ces réserves et que Washington est soutenu par la Grande-Bretagne et la France.

Les ministres des Finances des pays de l'APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) ont déclaré jeudi pour leur part qu'ils accueilleraient favorablement "une action appropriée" de l'AIE à l'occasion de leur rencontre la semaine prochaine à Moscou.

Le désaccord entre les 28 membres de l'AIE concernant la politique en matière de stocks stratégiques a commencé en mars, alors que le cours du brut était à 128 dollars le baril.   Suite...