August 30, 2012 / 10:13 AM / in 5 years

Sérieux budgétaire et santé des entreprises liés, selon Cahuzac

4 MINUTES DE LECTURE

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a défendu jeudi devant des chefs d'entreprise la stratégie de redressement des comptes publics du gouvernement, déclarant que l'année 2013 serait "très difficile" sur le front de la dépense publique.

Il a lié la réduction du déficit public à la santé des entreprises françaises, soulignant que leur taux d'emprunt dépendait de ceux de l'Etat et donc de sa crédibilité.

Interpellé lors de l'université d'été du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines), sur la nécessité d'accentuer nettement les économies dans la sphère publique, il justifié le choix d'agir à parts égales sur les impôts et sur la maîtrise des dépenses.

"En matière d'économies (...), cette année 2013 sera très difficile, 2014 ne sera pas facile mais il faudra continuer", a dit Jérôme Cahuzac.

Quant aux futures hausses d'impôts, remettre les comptes en ordre "va demander aux uns et aux autres des choses qu'ils n'apprécieront peut-être pas". Mais ce redressement profitera aux entreprises, à travers leur taux d'emprunt, a-t-il ajouté.

"Ceux qui ont on cru que l'on pouvait ajuster nos finances uniquement par les recettes rêvaient et ceux qui ont cru que l'on pouvait y arriver seulement en faisant des économies, ceux-là mentent", a-t-il ajouté.

Le gouvernement devra trouver une grosse trentaine de milliards d'euros de recettes et d'économies l'an prochain pour atteindre son objectif de réduire le déficit public à 3% du PIB fin 2013 après 4,5% fin 2012.

"L'année prochaine, l'Etat fera 10 milliards d'euros d'économie sur sa dépense, ça n'a pas été souvent fait", a souligné Jérôme Cahuzac, et les mesures déjà annoncées sur la sécurité sociale doivent générer 2,5 milliards d'euros d'économies.

Aux chefs d'entreprise, qui préfèreraient que le redressement des comptes se fasse à deux tiers sur les dépenses, il a répondu que "la politique, c'est l'art du possible". "L'impossible peut faire rêver, il finit par décevoir."

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a promis mercredi devant l'université d'été du Medef de restaurer la compétitivité de l'économie française, sans donner de précisions sur ce thème qui concentre pourtant une bonne partie des critiques de la politique économique du gouvernement. Un discours bien accueilli par les chefs d'entreprise, qui ont néanmoins fait part de leur impatience.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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