Léger mieux pour la croissance américaine, la Fed reste attendue

mercredi 29 août 2012 16h44
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l'économie américaine a été légèrement plus forte qu'estimé initialement au deuxième trimestre mais elle demeure trop faible pour remettre en cause l'hypothèse d'une nouvelle phase d'assouplissement de la politique monétaire.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 1,7% en rythme annualisé sur avril-juin, a annoncé mercredi le département du Commerce.

Une première estimation fin juillet l'avait donné à 1,5% et les analystes interrogés par Reuters prévoyaient un relèvement de 0,2 point de cette évaluation.

Une progression plus forte qu'estimé des exportations a compensé un ralentissement du mouvement de restockage des entreprises, conséquence de leur crainte d'une dégradation de la demande intérieure.

La croissance américaine avait été de 2,0% sur les trois premiers mois de l'année, toujours en rythme annualisé.

Les statistiques publiées mercredi montrent aussi une hausse inattendue de 1,1% des bénéfices nets d'impôt des entreprises, après une chute de 8,6% au premier trimestre.

Si le détail des chiffres du PIB reste assez encourageant, le taux de croissance demeure bien inférieur à celui de 2% à 2,5% nécessaire pour stabiliser le taux de chômage, ce qui pourrait conduire les responsables de la Réserve fédérale à décider de nouvelles mesures de soutien lors de leur réunion des 12 et 13 septembre.

"On observe une légère amélioration des dépenses publiques et de la consommation mais globalement, les chiffres suggèrent que l'économie reste en mode de croissance lente et que cela n'est pas près de changer", a commenté Peter Cardillo, économiste de Rockwell Global Capital à New York. "Cela renforce à l'évidence la position de la Fed en vue d'un soutien à l'économie."   Suite...

 
<p>La croissance de l'&eacute;conomie am&eacute;ricaine a &eacute;t&eacute; l&eacute;g&egrave;rement plus forte qu'estim&eacute; initialement au deuxi&egrave;me trimestre, montrent les chiffres publi&eacute;s mercredi par le d&eacute;partement du Commerce, mais elle reste trop faible pour remettre en cause l'hypoth&egrave;se d'une nouvelle phase d'assouplissement de la politique mon&eacute;taire. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Theiler</p>