L'Oréal déçoit sur sa marge et plonge en Bourse

mercredi 29 août 2012 14h02
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le titre L'Oréal accuse mercredi une des plus fortes baisses du CAC 40, sanctionné par des investisseurs déçus par la faible progression de la marge opérationnelle du numéro un mondial des cosmétiques au premier semestre.

A 13h40, le titre cède 4,5% à 96,45 euros, deuxième plus forte baisse du CAC 40 (-0,69%) derrière Bouygues (-8,7%).

Le groupe a fait état mardi soir d'une progression de 11,4% de son résultat opérationnel à 1,896 milliard d'euros (légèrement inférieur au consensus Thomson Reuters I/B/E/S de 1,918 milliard), grâce surtout aux produits de luxe (Lancôme, Armani ou Yves Saint Laurent Beauté) dont le résultat d'exploitation a grimpé de plus de 21%. (voir )

Mais sa marge a déçu, grappillant 10 points de base à 16,9% au lieu des 17,25% attendus en moyenne par les analystes. Elle a été pénalisée par un recul de 50 points de base de la marge brute, que L'Oréal explique par les effets devises, la consolidation de l'américain Clarisonic et une augmentation des avantages promotionnels.

Cette baisse a été en partie compensée par un recul des dépenses publicitaires, qui ont représenté 30,4% du chiffre d'affaires, contre 30,9% un an auparavant.

Les analystes de Natixis relèvent que la marge bénéficiait pourtant d'une base de comparaison très favorable et "qu'elle devrait inciter le consensus à moins d'optimisme pour 2012".

Les remises promotionnelles sont intervenues en particulier en Europe du Sud, touchée de plein fouet par la crise, ainsi qu'en Amérique latine où le contexte concurrentiel s'est durci avec une grande offensive marketing de l'américain Procter & Gamble, principal concurrent de L'Oréal.

"Nous avons ajusté notre stratégie à l'environnement", a souligné mercredi matin le PDG de L'Oréal Jean-Paul Agon, lors d'une conférence consacrée aux résultats du groupe.   Suite...

 
<p>Le PDG de L'Or&eacute;al Jean-Paul Agon. Le titre du num&eacute;ro un mondial des cosm&eacute;tiques accuse mercredi une des plus fortes baisses du CAC 40, sanctionn&eacute; par des investisseurs d&eacute;&ccedil;us par la faible progression de la marge op&eacute;rationnelle au premier semestre. /Photo prise le 28 septembre 2011/REUTERS/Charles Platiau</p>