August 29, 2012 / 10:28 AM / in 5 years

SocGen et Piraeus confirment des discussions sur Geniki

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Succursale de Piraeus bank dans le centre d'Ath&egrave;nes. Piraeus Bank discute du rachat &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale de sa filiale grecque Geniki Bank, un nouvel exemple du mouvement de consolidation qui touche un secteur bancaire grec durement &eacute;prouv&eacute; par la crise de la dette. /Photo prise le 30 mai 2012/John Kolesidis</p>

par George Georgiopoulos et Matthieu Protard

ATHÈNES/PARIS (Reuters) - La Société générale et Piraeus Bank ont confirmé mercredi avoir engagé des discussions en vue d'un rachat par Piraeus de Geniki, la filiale grecque de la banque française.

Ces discussions sont un nouvel exemple du mouvement de consolidation qui touche le secteur bancaire grec durement éprouvé par la crise de la dette. Elles illustrent dans le même temps le souhait des banques françaises de sortir de la Grèce afin de réduire significativement leur exposition.

Eprouvée par une récession féroce et l'accumulation des impayés, les banques grecques ont recours exclusivement à la banque centrale pour leurs besoins de refinancement, le marché interbancaire et le guichet de la Banque centrale européenne leur restant fermés.

"Bien que ces discussions soient à un stade avancé, aucune décision n'a encore été prise par l'une ou l'autre des parties", précise toutefois la Société générale dans un communiqué.

Piraeus a de son côté aussi confirmé l'existence de telles discussions, dont Reuters avait été informé dans la matinée par une source proche de la banque grecque.

"Les discussions sont en cours", avait ainsi dit la source à Reuters, se refusant à préciser à quel stade elles en étaient.

CASA VEUT CÉDER EMPORIKI

D'après la presse grecque, les discussions entre Piraeus et la SocGen pourraient déboucher sur un accord dès cette semaine.

Piraeus a convenu le mois dernier de reprendre le portefeuille de créances et de valeurs mobilières d'ATEbank, ainsi que ses dépôts, récoltant ainsi la meilleure part de la banque, le reste devant être liquidé.

Très exposées à la Grèce, les banques françaises s'efforcent de réduire leur présence dans le pays, les perspectives de croissance de la Grèce restant sombres et leurs filiales locales exigeant un financement continu. Les craintes de voir la Grèce sortir de l'euro contribuent également à ce mouvement.

Crédit agricole a dit mardi qu'il espérait choisir dans les semaines qui viennent un repreneur pour sa filiale Emporiki, en perte depuis plusieurs années.

Geniki a été reprise par la Société Générale en 2004. La banque a perdu 66,3 millions d'euros au premier trimestre contre une perte de 98,6 millions d'euros sur la période comparable de 2011. Sa perte a été de 796 millions d'euros en 2011 et de 411 millions en 2010.

A la Bourse de Paris, l'action Société générale abandonne 1,36% à 20,70 euros à 13h25. Le titre Crédit agricole est quasi stable à 4,267 euros (+0,02%).

L'indice des banques de la zone euro recule de 0,8%.

Avec Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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