29 août 2012 / 08:23 / il y a 5 ans

Le patronat réclame la confiance du gouvernement

<p>La pr&eacute;sidente du Medef Laurence Parisot a d&eacute;clar&eacute; que le patronat attendait du gouvernement un discours de confiance &agrave; l'&eacute;gard des entreprises et une politique fiscale leur permettant de contribuer au retour de la croissance. /Photo prise le 10 juillet 2012/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - Le patronat français attend du gouvernement un discours de confiance à l'égard des entreprises et une politique fiscale leur permettant de contribuer au retour de la croissance, a déclaré mercredi Laurence Parisot.

La présidente du Medef s'exprimait juste avant l'ouverture des travaux de l'université d'été de l'organisation patronale par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

"Nous espérons un discours de confiance, de respect à l'égard des chefs d'entreprise et l'idée que, au fond, les entreprises, si elles font des profits, c'est pour alimenter la croissance", a dit Laurence Parisot sur France 2.

"Il ne pourra pas y avoir de croissance bénéfique pour tout le monde, pour tous les Français, si les entreprises ne font pas de profits" a-t-elle ajouté.

Outre la présence du chef du gouvernement, une première, pas moins de dix ministres sont annoncés pour l'université d'été du Medef sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines), qui intervient sur fond de crise et de forte hausse du chômage.

Ce rendez-vous traditionnel de rentrée survient après un début de quinquennat marqué par une grande conférence sociale qui a inspiré des sentiments mitigés chez les patrons.

"Il y a manifestement la volonté de la part du Premier ministre de dépasser le désaccord, la mésentente que nous avons eus au mois de juillet au moment de la conférence sociale", a dit Laurence Parisot.

Les entreprises françaises traversent une phase critique en raison de la baisse de leurs commandes mais aussi à cause des entraves qui pèsent sur elles en matière de fiscalité et de charges, a-t-elle dit.

"Aujourd'hui, il y a une chute des taux de marges aussi parce qu'il y a un système de contraintes de charges fiscales, sociales", a dit la présidente du Medef. "Nous sommes à un point de rupture, nous sommes en risque de décrochage et donc en risque d'appauvrissement".

Le budget 2013 devra prendre en compte cette réalité, a-t-elle dit.

"Nous savons qu'il faut réduire le déficit, qu'il y a environ 30 milliards à trouver. Il ne faut surtout pas que ce soit premièrement plus d'impôts. Il faut que ce soit premièrement des réductions de dépenses publiques", a-t-elle dit.

"Il faut d'une manière générale baisser la pression fiscale, en tout cas surtout ne pas l'augmenter parce qu'on perdrait toute chance d'inverser la situation sur le chômage, de retrouver la croissance à laquelle nous aspirons tous", a-t-elle ajouté.

Patrick Vignal

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