28 août 2012 / 17:08 / dans 5 ans

La Belgique demande à la France de jouer son rôle pour Dexia

<p>La France doit reprendre d&egrave;s que possible les activit&eacute;s de cr&eacute;dit aux collectivit&eacute;s locales du groupe franco-belge Dexia, selon le ministre belge des Finances. Ce dernier assure que son homologue fran&ccedil;ais lui avait promis que cette reprise serait effective avant la fin de l'ann&eacute;e. /Photo prise le 7 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

BRUXELLES (Reuters) - La France doit reprendre dès que possible les activités de crédit aux collectivités locales du groupe franco-belge Dexia, a déclaré mardi le ministre belge des Finances, ajoutant que son homologue français lui avait promis que cette reprise serait effective avant la fin de l‘année.

Le plan de démantèlement de Dexia annoncé en octobre dernier, après un premier plan de sauvetage en 2008, prévoit que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et la Banque postale reprennent ces activités de financement public.

Ce volet de l‘accord doit notamment permettre de réduire d‘environ 10 milliards d‘euros les besoins de financement à court terme de Dexia, la CDC devant reprendre la filiale de financement du groupe, Dexia Municipal Agency (Dexma), avait expliqué la banque à l’époque.

“Il est crucial pour nous que la France tienne les promesses faites en octobre 2011, qui concernent en priorité la situation de liquidité de la holding Dexia”, a dit Steven Vanackere devant la commission des Finances de la Chambre des représentants belge.

Il a expliqué avoir longuement discuté du dossier avec son homologue français Pierre Moscovici ces derniers mois et ces dernières semaines, et avoir reçu l‘assurance que le dossier Dexma serait réglé avant la fin de l‘année.

“Ce sera peut-être ambitieux, c‘est à lui de voir, mais pour la Belgique, c‘est un élément clé de l‘ensemble”, a dit Steven Vanackere.

Les pertes subies par Dexia et la probabilité de voir le groupe contraint de renflouer sa filiale luxembourgeoises avant de la céder pourraient le conduire à demander des capitaux supplémentaires aux Etats belge et français.

Steven Vanackere a estimé qu‘il n‘y avait aucune raison de débattre d‘une éventuelle augmentation de capital avant que le volet Dexma du dossier soit refermé, une étape qui réduira les besoins de financement de Dexia de 12 milliards d‘euros selon lui.

La Belgique, la France et le Luxembourg ont accepté de garantir jusqu’à 55 milliards d‘euros des emprunts de Dexia, à hauteur de 60,5% pour la Belgique, 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg.

Robert-Jan Bartunek, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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