CASA plombé par les charges, pas de décision sur Emporiki

mardi 28 août 2012 15h11
 

par Matthias Blamont et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Le Crédit agricole, dont le bénéfice a été divisé par trois au deuxième trimestre en raison de charges sur l'Italie et la Grèce, espère choisir dans les prochaines semaines un repreneur pour sa filiale Emporiki.

La 'banque verte', pressée par ses actionnaires de céder Emporiki, en perte depuis plusieurs années, et de réduire son bilan a confirmé avoir reçu trois offres de reprise émanant de banques grecques.

Les trois premiers établissements du pays (National Bank of Greece, Eurobank et Alpha Bank) sont sur les rangs.

"Le délai (pour l'annonce d'un repreneur, NDLR) peut s'exprimer en semaines", a déclaré le directeur général Jean-Paul Chifflet à des journalistes mardi matin, avant d'ajouter que le groupe envisageait de détenir une participation égale ou inférieure à 10% dans Emporiki à l'issue des négociations.

"Nous mettons les bouchées doubles mais plusieurs partenaires interviennent, ce sont des sujets complexes à traiter", a-t-il dit.

Le groupe précise dans un communiqué que des discussions avec la Banque centrale grecque, le Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF) et la Commission européenne "sur les modalités et conditions auxquelles serait assujettie l'opération" se poursuivent.

De fait, Crédit agricole pourrait avoir besoin de plusieurs mois pour solder définitivement une aventure grecque qui lui aura coûté près d'une dizaine de milliards d'euros et a fait chuter son cours de Bourse.

Le régulateur grec exige qu'Emporiki soit recapitalisée et refinancée avant toute transaction -de quoi alourdir encore la facture- et la Commission européenne doit accorder un feu vert à l'opération au titre des aides d'Etat dont a bénéficié Athènes, un processus susceptible de prendre du temps.   Suite...

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral du Cr&eacute;dit Agricole, Jean-Paul Chifflet. Le groupe bancaire, dont le b&eacute;n&eacute;fice a &eacute;t&eacute; divis&eacute; par trois au deuxi&egrave;me trimestre en raison des charges sur l'Italie et la Gr&egrave;ce, esp&egrave;re choisir un repreneur pour sa filiale grecque Emporiki dans les prochaines semaines. /Photo prise le 28 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>