El Corte Ingles, emblème espagnol, pénalisé par la crise en 2011

lundi 27 août 2012 20h24
 

MADRID (Reuters) - La crise économique qui frappe de plein fouet l'Espagne n'épargne pas El Corte Ingles, la plus célèbre enseigne de grands magasins du pays, le forçant à réduire ses prix et ses marges.

Le groupe familial, fondé en 1890 et dont la gamme de produits recouvre presque tous les aspects de la vie des Espagnols, de la mode aux téléphones portables en passant par l'assurance et le tourisme, a annoncé dimanche que les ventes de ses grands magasins, de ses hypermarchés et de ses magasins de proximité avaient baissé en 2011.

Un recul qu'ont su éviter des enseignes spécialisées dans le discount comme Dia et Mercadona, dont le chiffre d'affaires et les parts de marchés ont augmenté.

Le chiffre d'affaires annuel global d'El Corte Ingles a reculé de 3,9% en 2011 à 15,8 milliards d'euros. Il dépasse néanmoins encore celui de Zara (groupe Inditex), le premier distributeur espagnol coté, et représente à lui seul 1,6% du produit intérieur brut (PIB) de l'Espagne.

Les profits annuels, eux, ont chuté de 34% par rapport à 2010, à 210 millions d'euros, selon les résultats publiés par le groupe.

N'étant pas coté en Bourse, celui-ci n'est pas soumis aux mêmes obligations de transparence sur ses comptes que les entreprises inscrites à la Bourse de Madrid et publie ses résultats dans le cadre d'une démarche volontaire.

Les ventes de ses 83 grands magasins ont reculé de 4,2% l'an dernier et ceux de son enseigne d'habillement Sfera, directement concurrente de Zara, ont reculé de 8,5%.

Mais ce sont ses activités de distribution alimentaire qui ont le plus souffert avec une chute de 13,6% pour les hypermarchés et de 8,6% pour la chaîne de magasins de proximité Opencor.

Ses rivaux Dia et Mercadona ont au contraire vu leur chiffre d'affaires progresser en 2011.   Suite...

 
<p>La crise &eacute;conomique qui frappe de plein fouet l'Espagne n'&eacute;pargne pas El Corte Ingles, la plus c&eacute;l&egrave;bre enseigne de grands magasins du pays, le for&ccedil;ant &agrave; r&eacute;duire ses prix et ses marges. Le groupe familial a vu les ventes de ses grands magasins, de ses hypermarch&eacute;s et de ses magasins de proximit&eacute; baisser de 3,9% &agrave; 15,8 milliards d'euros en 2011. /Photo prise le 27 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Sergio Perez</p>