La croissance espagnole revue en baisse pour 2010 et 2011

lundi 27 août 2012 16h04
 

par Nigel Davies

MADRID (Reuters) - L'Espagne a revu en baisse les performances économiques qu'elle a réalisées en 2010 et 2011, montrent des statistiques officielles publiées lundi, ce qui pourrait compliquer la sortie de la récession, voire accroître le risque de voir Madrid solliciter une aide financière extérieure.

Le produit intérieur brut (PIB) de la quatrième économie de la zone euro s'est contracté de 0,3% en 2010 et n'a progressé que de 0,4% en 2011, selon les données révisées de l'institut officiel des statistiques INE.

Ces chiffres, inférieurs respectivement de 0,2 et 0,3 point de pourcentage à ceux publiés auparavant, ont provoqué un bref accès de faiblesse à la Bourse de Madrid, qui a ensuite effacé ses pertes.

Les analystes estiment toutefois que cette révision ne devrait pas avoir d'impact sur les prévisions officielles de PIB et de déficit public pour cette année, même si le consensus de marché risque de baisser.

"La seule révision que pourraient provoquer ces chiffres du PIB, c'est celle des prévisions des analystes privés", a déclaré Santiago Sanchez, économiste de l'université Carlos III de Madrid.

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait porté en décembre, peu après son arrivée au pouvoir, sa prévision de déficit pour 2011 à 8% du PIB. En mai, il a estimé le déficit de l'an dernier à 8,9%.

Pour cette année, Madrid se fixe un objectif de 6,3% de déficit et s'attend à une contraction de 1,5% du PIB, des chiffres proches du consensus de marché.

Le Fonds monétaire international prévoit quant à lui une contraction de 1,7% de l'économie espagnole, retombée en récession au premier trimestre de cette année.   Suite...

 
<p>L'&eacute;conomie espagnole s'est contract&eacute;e davantage que pr&eacute;c&eacute;demment estim&eacute; en 2010 et a cru moins qu'annonc&eacute; en 2011, montrent des chiffres r&eacute;vis&eacute;s de l'Institut national de la statistique publi&eacute;s lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Juan Medina</p>