Plus de temps à perdre pour la Grèce, dit François Hollande

samedi 25 août 2012 17h49
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande a confirmé samedi au Premier ministre grec son souhait de voir la Grèce conserver la monnaie unique, invitant Athènes à la "crédibilité" et l'Union européenne à faire "ce qu'elle doit" pour maintenir l'intégrité de la zone euro.

Au terme d'un entretien d'une heure avec le chef de l'Etat à l'Elysée, Antonis Samaras a fait du maintien de la monnaie unique une question de "fierté" pour son pays, où l'espoir doit revenir, a-t-il dit, sous peine de menacer la cohésion sociale.

François Hollande a répété que la Grèce devait rester dans la zone euro tout en insistant sur les efforts que le pays devait réaliser pour assainir sa situation budgétaire.

"Nous devons faire en sorte que la question de la Grèce dans la zone euro ne se pose plus parce que pour moi, elle ne se pose pas : la Grèce est dans la zone euro et la Grèce doit rester dans la zone euro", a dit le président français dans la cour de l'Elysée.

"Elle doit faire la démonstration de la crédibilité de son programme et de la volonté de ses dirigeants d'aller jusqu'au bout tout en faisant en sorte que cela soit supportable pour sa population", a ajouté François Hollande, marquant son souci d'un risque social en Grèce.

La veille à Berlin, la chancelière Angela Merkel avait elle aussi plaidé aux côtés d'Antonis Samaras pour une Grèce dans l'euro, malgré les doutes exprimés par une partie de ses concitoyens à un an des élections législatives allemandes.

Confrontée à sa cinquième année de récession, la Grèce voudrait bénéficier d'un sursis pour pouvoir respecter ses engagements budgétaires convenus en vertu d'un second plan d'aide international de 130 milliards d'euros.

Dans un entretien accordé au Tagesspiegel à paraître dimanche, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble réaffirme son hostilité à ce sursis. "Plus de temps veut souvent dire plus d'argent et cela signifierait rapidement un nouveau plan (d'aide). Ce ne serait pas le bon moyen de résoudre les problèmes fondamentaux de la zone euro", dit-il.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande et le Premier ministre grec Antonis Samaras, &agrave; l'Elys&eacute;e. Des d&eacute;cisions rapides devront &ecirc;tre prises sur la Gr&egrave;ce apr&egrave;s le rapport de la tro&iuml;ka, a d&eacute;clar&eacute; samedi Fran&ccedil;ois Hollande apr&egrave;s une rencontre avec Antonis Samaras &agrave; Paris. /Photo prise le 25 ao&ucirc;t 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>