La récession un peu moins forte que prévu en Grande-Bretagne

vendredi 24 août 2012 12h20
 

LONDRES (Reuters) - La contraction de l'activité au Royaume-Uni au deuxième trimestre a été un peu moins forte qu'annoncé en première estimation, sans pour autant remettre en question un sombre panorama économique.

L'économie britannique a sans doute renoué avec la croissance depuis la fin juin, les entreprises ayant recouvré la production perdue d'un jour férié supplémentaire en juin, instauré pour le jubilée de la reine.

Le PIB britannique s'est contracté de 0,5% au deuxième trimestre, tant trimestriellement qu'annuellement, a annoncé vendredi l'Office national de la statistique. En première estimation, il avait été annoncé en contraction de 0,7% d'un trimestre sur l'autre et la révision est conforme au consensus des analystes.

La baisse de 0,5% du PIB entre avril et juin est toutefois la plus importante enregistrée depuis le premier trimestre de 2009.

"La nouvelle est un peu moins effrayante mais le bilan est à peu près le même: l'économie britannique a reculé sur trois trimestres consécutifs", a observé Vicky Redwood, chez Capital Economics.

"Etant donné le poids du resserrement budgétaire, la crise de la zone euro et l'endettement élevé du pays, nous doutons toujours qu'une reprise économique forte nous attend", a ajouté l'économiste.

La livre sterling a touché un plus bas de deux semaines face à l'euro à l'annonce des chiffres du PIB, tandis que, sur les marchés de taux, le contrat septembre sur le gilt a grimpé. Certains investisseurs avaient parié sur une révision à la hausse encore plus importante.

La révision à la hausse de l'activité économique britannique au deuxième trimestre s'explique par la baisse moins prononcée que prévu du secteur de la construction et de la production industrielle.

Néanmoins, la baisse de 3,9% de la production dans le BTP (-5,2% en première estimation) constitue la principale contribution négative au PIB.   Suite...

 
<p>La contraction du PIB britannique au deuxi&egrave;me trimestre est un peu moins forte qu'on ne le pensait au premier abord (0,5% contre 0,7% en premi&egrave;re estimation), sans pour autant remettre en question un panorama &eacute;conomique gris&acirc;tre, selon les donn&eacute;es publi&eacute;es par l'Office national des statistiques (ONS. /Photo prise le 14 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Olivia Harris</p>