Juncker maintient à Athènes l'espoir d'un délai supplémentaire

mercredi 22 août 2012 23h24
 

par Renee Maltezou et Deepa Babington

ATHÈNES (Reuters) - Le président de l'Eurogroupe a préservé l'espoir nourri par la Grèce de bénéficier d'un délai supplémentaire pour mettre en oeuvre ses dures réformes mais Jean-Claude Juncker l'a également prévenue: c'est sa "dernière chance" d'éviter la faillite.

Confrontée à sa cinquième année de récession, la Grèce veut bénéficier de deux années de plus pour pouvoir respecter les engagements budgétaires convenus suivant un second plan d'aide international de 130 milliards d'euros.

En déplacement à Athènes, Jean-Claude Juncker a déclaré mercredi qu'octroyer un nouveau délai à la Grèce dépendrait des conclusions d'une mission de la "troïka" sur les progrès accomplis par le pays dans la voie des réformes et de l'équilibre budgétaire.

La troïka des bailleurs de fonds de la Grèce est composée de la Commission européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.

Juncker a également dit que le déblocage de la prochaine tranche d'aide dépendrait de la présentation d'une stratégie crédible d'assainissement des finances publiques.

"Pour ce qui concerne l'avenir immédiat, la balle est dans le camp des Grecs", a-t-il souligné. "En fait, c'est la dernière chance et les citoyens grecs doivent le savoir".

Quoique assorties d'avertissements multiples, les déclarations du patron de l'Eurogroupe sont plutôt de bon aloi pour le Premier ministre grec Antonis Samaras, qui plaide pour qu'on donne à la Grèce "un peu d'air", prière qui pour l'heure n'impressionne ni les Néerlandais, ni les Allemands.

"Soyons bien clairs: nous ne demandons pas plus d'argent; nous nous en tenons à nos engagements et au respect de toutes nos obligations", avait-il dit au Bild avant de rencontrer Juncker.   Suite...