Carrefour face à un choix épineux pour financer le redressement

mercredi 22 août 2012 18h52
 

par Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Carrefour, numéro deux mondial de la distribution, pourrait avoir besoin de lever jusqu'à trois milliards d'euros pour financer le redressement de ses hypermarchés européens, mais les conditions financières et économiques augurent de choix difficiles pour son nouveau PDG Georges Plassat.

Après s'être retiré de la Grèce en juin, Carrefour pourrait quitter des pays non stratégiques comme la Turquie, l'Indonésie ou la Pologne pour libérer de la trésorerie.

Mais des cessions pourraient prendre trop de temps et Georges Plassat pourrait étudier des solutions alternatives pour financer le redressement du groupe, telles qu'une introduction en Bourse de filiales rentables de pays émergents, notamment en Amérique latine.

"La restructuration de Carrefour est un chantier extrêmement ardu et coûteux", souligne Pierre-Edouard Boudot, analyste chez Natixis. "Etant donné la situation financière déjà tendue de Carrefour, nous estimons que le plan de relance devra être financé par des ressources extérieures."

Carrefour s'est refusé à tout commentaire.

TROIS ANS POUR REDRESSER CARREFOUR

Georges Plassat, qui a pris les rênes de Carrefour en mai, devrait détailler son plan de redressement le 30 août, à l'occasion de la publication des résultats semestriels du groupe.

Il s'est donné trois ans pour redresser Carrefour en endiguant la baisse de sa part de marché en France - 43% de ses ventes -, en réduisant sa dette et en faisant face aux difficultés économiques de l'Italie et l'Espagne qui assurent un peu moins de 20% du chiffre d'affaires du groupe.   Suite...

 
<p>Carrefour pourrait avoir besoin de lever jusqu'&agrave; trois milliards d'euros pour financer le redressement de ses hypermarch&eacute;s europ&eacute;ens, mais les conditions financi&egrave;res et &eacute;conomiques augurent de choix difficiles pour son nouveau PDG Georges Plassat. /Photo d'archives/REUTERS/Bazuki Muhammad</p>