Un rachat de Xstrata n'est "pas obligatoire" pour Glencore

mardi 21 août 2012 12h00
 

LONDRES (Reuters) - Glencore n'est pas obligé de racheter Xstrata, a prévenu mardi le directeur général du premier négociant mondial de matières premières, indiquant ainsi clairement qu'il n'entend pas se plier à la demande d'offre améliorée réclamée par l'actionnaire qatari du groupe minier.

Glencore, qui propose 30 milliards de dollars (24,18 milliards d'euros) pour reprendre Xstrata dont il est déjà le premier actionnaire avec 34% du capital, a fait état d'une baisse moins forte que prévu de son bénéfice semestriel, un recul des prix des matières premières ayant été en partie amortie par la résistance du négoce des métaux et des produits agricoles.

Glencore a annoncé en février une OPA sur le capital de Xstrata qu'il ne détient pas déjà, à laquelle Qatar Holding, deuxième actionnaire du groupe minier, fait obstacle en exigeant de meilleures conditions.

Le fonds d'investissement qatari, qui détient 12% du capital de Xstrata, demande un ratio d'échange d'actions de 3,25 alors que Glencore propose un ratio de 2,8.

"Nous ne pouvons pas comprendre pas la position des Qatari, qui demandent davantage que le ratio de 2,8. Rien, dans les derniers résultats, n'étaye une telle demande. En fait, nous avons plutôt vu le contraire", a déclaré le directeur général de Glencore Ivan Glasenberg, lors d'une interview à Reuters par téléphone.

"La transaction n'est pas obligatoire. C'est une transaction dont nous estimons qu'elle est cohérente (...) Mais si les actionnaires sont d'un autre avis (...), c'est leur choix", a-t-il ajouté.

LES MINIERS EN DIFFICULTÉ

Le fonds qatari a commencé à acheter massivement des actions Xstrata après le lancement de l'OPA en février, portant sa participation de 3% à plus de 12%, avec une brève pause en juin lorsqu'il a exigé publiquement de meilleures conditions.

Selon Ivan Glasenberg, l'évolution du marché des matières premières rend l'offre de Glencore attrayante au ratio proposé.   Suite...

 
<p>Glencore, premier n&eacute;gociant mondial diversifi&eacute; de mati&egrave;res premi&egrave;res, a publi&eacute; mardi un b&eacute;n&eacute;fice semestriel en repli mais moins que pr&eacute;vu, une baisse des prix des mati&egrave;res premi&egrave;res ayant &eacute;t&eacute; en partie amortie par la r&eacute;sistance du n&eacute;goce des m&eacute;taux et des produits agricoles. /Photo d'archives/REUTERS/Romina Amato</p>